À l’USM Alger, la succession d’Abdelhak Benchikha ne s’est pas réglée dans la précipitation. Il a fallu sonder, négocier et renégocier avant de trancher. Et au terme de cette réflexion prolongée, les Rouge et Noir ont décidé de confier leur banc à Lamine N’Diaye, technicien sénégalais à l’expérience avérée.
La démission de Benchikha, sur fond de relation devenue irrespirable avec une frange des supporters, avait laissé un vide et quelques cicatrices. La direction usmiste, consciente de l’urgence sportive et du tumulte ambiant, a ratissé large avant de faire son choix. Elle a finalement opté pour le vécu et l’expérience continentale.
À 69 ans, N’Diaye n’arrive pas en terrain inconnu. Ancien coach du TP Mazembe, passé par le Horoya AC, Al Hilal Omdurman ou encore l’AC Léopards, l’ancien Lion de la Teranga est un rompu des joutes africaines. Et c’est précisément ce vécu que recherche l’USMA. La Coupe de la Confédération de la CAF est érigée en objectif majeur. Dans une saison où la course pour le championnat semble compliquée, la scène continentale apparaît comme une promesse. Et Lamine N’Diaye semble être l’homme qui peut relever ce défi.
Un accord de principe a été trouvé, en attendant la formalisation officielle. En coulisses, pourtant, l’histoire a failli s’écrire autrement. Miloud Hamdi tenait la corde. Saïd Allik lui-même a révélé, en marge d’un tournoi hommage à Djamel Menad, qu’un terrain d’entente avait été trouvé avant d’être torpillé. Un aveu aux allures de lapsus, qui en dit long sur les tiraillements internes et la guerre d’influence qui couve dans les arcanes du club.
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