Dans une interview accordée à La Gazette du Fennec, dans l’émission WeFoot, la capitaine de l’équipe nationale féminine d’Algérie, Sofia Guellati, a livré un témoignage sur sa carrière. Entre souvenirs d’enfance, regards critiques sur le développement du football féminin, et engagement personnel, la joueuse de l’En Avant Guingamp a su captiver l’auditoire par la profondeur de ses propos. Retour sur ses meilleures déclarations.
« Il fallait juste un ballon, et on s’amusait »
L’une des phrases les plus simples mais aussi les plus marquantes de l’interview de Sofia est sans doute celle-ci. Elle y raconte ses débuts dans les rues de Draguignan, où elle jouait avec les garçons au City, après l’école. « Je n’ai pas eu une personne qui m’a donné envie de jouer au foot. C’était juste naturel, un ballon, des copains, et du plaisir », résume-t-elle. Un témoignage authentique qui rappelle que, pour beaucoup, le football commence bien loin des pelouses impeccables et des projecteurs.
« Le foot féminin a évolué, mais il y a encore du chemin »
Avec un œil avisé, Sofia observe les avancées dans la structuration du football féminin, en France comme en Algérie. « Aujourd’hui, il y a des pôles espoirs 100 % féminins, des centres de formation… C’est une bonne chose. Mais attention à ne pas sacrifier l’intensité, ni à penser que tout est acquis. » Un message clair destiné à la nouvelle génération : ne pas se reposer sur les acquis, continuer à travailler dur, et surtout ne jamais oublier la passion du jeu.
La CAN 2026 en ligne de mire
Interrogée sur le tirage au sort de la prochaine CAN, la capitaine n’a pas caché son analyse lucide :
« On va arriver sur une compétition internationale. Donc, ça sera des matchs couperets. Je pense que ça va être un groupe difficile, malgré que ce soit la Tunisie, le Botswana et le Nigeria. »
Elle insiste : « Le Nigeria, c’est un gros morceau. Mais la Tunisie et le Botswana, il faudra faire attention. C’est pour ça qu’il est primordial qu’on puisse travailler ensemble correctement avant la Coupe d’Afrique. […] Ce n’est pas un groupe facile. On pourrait croire que c’est un groupe facile, mais l’expérience internationale nous prouve que tout le monde peut battre tout le monde. »
Un groupe soudé, malgré les obstacles
Dans une ambiance de travail, le groupe national affiche un état d’esprit conquérant :
« Je trouve que le groupe en lui-même montre, par la joie de vivre ou même par les entraînements, qu’on bosse, qu’on ne fait pas de bruit, qu’on gagne nos matchs. […] Même avec ces difficultés, on arrive à passer outre et sur le carré vert, on donne tout. Je sens avec ce groupe qu’on peut faire des belles choses. »