Youcef Atal (29 ans/54 sélections) a subi une rupture du tendon d’Achille la semaine dernière lors du match de Supercoupe du Qatar entre Al Sadd SC, son club, et Shabab Al Ahli. Beaucoup se sont étonnés de le voir se blesse tout seul. Mais il faut savoir que les infiltrations, que le Dz a certainement dû prendre par moments à cause de ses blessures récurrentes, peuvent fragiliser certains tissus ligamentaires. On est face à l’une des plus graves blessures que peut contracter un footballeur. Cet épisode peut littéralement compromettre la suite de la carrière du Fennec.
C’est tout sourire qu’Atal a posé après une opération réussie au niveau du tendon d’Achille. Désormais, c’est la phase la plus compliquée qui commence pour lui. Il s’agit de la convalescence et la délicate période post-opératoire. Le processus s’annonce très long. Médicalement, son retour sur les pelouses ne peut pas intervenir avant 9 mois. C’est la durée requise pour une consolidation parfaite. Par conséquent, celui qui a pris part à la CAN 2025 avec les Verts ratera la Coupe du Monde 2026 et Vladimir Petkovic ne pourra pas compter sur lui.
En effet, la rémission d’une rupture du tendon d’Achille pour un footballeur est un processus qui s’étend généralement sur 6 jusqu’à 9 mois. Parfois, cela peut même aller jusqu’à un an avant la reprise d’une activité sportive qui demande de l’explosivité et les changements brusques de direction. C’est le cas pour le football où les appuis sont extrêmement sollicités.
Kimpembe n’a jamais pu retrouver son niveau
Mais bon, reprendre l’usage normal du pied n’est pas la crainte principale car – aujourd’hui – les moyens médicaux sont développés pour gagner du temps et optimiser la motricité. Notamment au Qatar où l’établissement Aspetar n’est plus à présenter s’agissant de la médecine et de la rééducation sportives. L’appréhension reste le retour d’Atal à la compétition et dans quel état il sera après cette grosse blessure. On se souvient de Presnel Kimpembe qui s’est – lui aussi – rompu le tendon d’Achille en février 2023 avec le Paris Saint-Germain. Depuis, il n’est plus redevenu le joueur qu’il était.
Le champion du monde 2018 avec la France a même dû quitter l’Europe dans la foulée pour rebondir, sur intervention de Nasser Al Khelaïfi (président du PSG), au Qatar SC alors qu’il a à peine 30 ans. C’est juste pour démontrer qu’un tendon “recousu” n’est pas l’idéal pour un footballeur d’élite. On peut craindre qu’Atal, dont le contrat expire en juin prochain (et c’est là l’autre signal inquiétant) avec Al Sadd SC, rencontre des difficultés à se relancer. On ne lui souhaite pas.
