L’Algérie avait – la majorité du temps – évolué en 4-3-3 avec l’ancien sélectionneur Djamel Belmadi qui avait parfois opté pour le 3-4-3 ou le 3-5-2. Il y avait donc une certaine diversité dans les dispositifs tactiques. Toutefois, la capacité à muter en plein match n’était pas tout aussi maîtrisée qu’avec son successeur Vladimir Petkovic. Cette flexibilité tactique constitue une arme redoutable des Verts version Petkovic à la CAN 2025 (21 décembre – 18 janvier) au Maroc. Décryptage.
La confusion sur les plateaux de télévision pour analyser les matchs de l’Algérie et s’accorder sur comment l’EN va évaluer montrent bien que Petkovic est difficile à cerner. En soi, c’est un bon indicateur car les coachs adverses n’auront jamais vraiment les idées claires pour contrecarrer le plan de jeu algérien avant d’être sur la pelouse.
Seul bémol : l’indisponibilité de Chergui et Hadjam
Tactiquement, on peut penser qu’El-Khadra aura un avantage non-négligeable pour bien négocier les prochaines rencontres. A commencer par le 1/8 de finale, très attendu et prévu mardi au stade Moulay Hassan (Rabat), face à la RD Congo donné comme l’un des favoris du tournoi. Les similitudes sont là avec le Burkina Faso que l’EN a affronté et battu (1-0) au premier tour. Une défense qui met de l’impact, des transitions rapides et un bloc assez compact, ce sont les points forts des Léopards de Sébastien Desabre.
Lors du duel Algérie – Burkina Faso, on a vu les camarades de Riyad Mahrez se faire bousculer par moments. Pour autant, ils n’ont pas craqué et ont préservé leur petit avantage d’un but jusqu’au coup de sifflet final. La faculté d’adaptation de Petkovic était notable. Surtout que sa stratégie a été mise à mal par la blessure précoce de Jaouen Hadjam dès la 10e minute puis celle de Samir Chergui juste après la pause. Ces deux-là sont des pions importants sur l’échiquier grâce à leur polyvalence en défense. D’ailleurs, c’est cette zone qui mute le plus dans la conception du chef de la barre technique algérienne.
Abdelli, Hadj Moussa, Belaïd et Dorval, les alternatives qualitatives
S’en suivront des remplacements et des ajustements tactiques avec des replacements qui ont aidé Ismaël Bennacer & cie à absorber le danger des Etalons. Dans son coaching, Petkovic parvient à maîtriser le tempo de la rencontre. Certes, on a l’impression que ses protégés laissent parfois le ballon aux vis-à-vis. Mais ce qu’ils en font une fois ils reprennent la possession montre un travail de transition et une pertinence tactique qui restent à relever. Surtout avec des footballeurs qui jouent juste à l’image d’Ibrahim Maza.
Aussi, le troisième match face à la Guinée équatoriale, dans lequel il y a eu un sacré turn-over, a permis de voir que le banc a une certaine profondeur. On pense à Himad Abdelli, Anis Hadj Moussa, Zineddine Belaïd ou encore Mehdi Dorval. Ces cartouches agrandissent – un peu plus – la marge de manœuvre de Petkovic dans les différents compartiments avec la possibilité de remodeler la mise en place à tout instant et selon le besoin.



