En octobre 2014, un échange d’e-mails entre Jeffrey Epstein et l’entrepreneur haïtien Unik Ernest, consulté par La Gazette du Fennec, mentionne explicitement le milliardaire sud-africain Patrice Motsepe. Dans ce fil de discussion, Epstein classe Motsepe parmi les personnalités « les plus susceptibles d’apporter de l’argent » à un projet économique non précisé. Aucun contact direct n’apparaît toutefois dans les documents déclassifiés.
Le 23 octobre 2014, Unik Ernest envoie à Epstein une liste de contacts internationaux pour un projet économique (document EFTA02591377.pdf). La liste est variée : financiers, hommes d’affaires africains et moyen-orientaux, et même quelques célébrités hollywoodiennes. Parmi eux figure Patrice Motsepe, qui deviendra président de la CAF en 2021.
Le lendemain, le 24 octobre 2014 à 6h54, Epstein répond en hiérarchisant ces profils. Son message indique ses priorités : “Motsepe, Chiaty, Kola Karim : les plus susceptibles de vous aider avec de l’argent… dans les affaires. Ben Affleck, Penn : pour vous aider à vous promouvoir (…) Vous pouvez vous servir de pont entre la richesse noire et la Silicon Valley.”
Epstein place Patrice Motsepe en tête de sa catégorie financière le considérant comme un symbole de la « richesse noire » capable d’investir dans des projets liés à la Silicon Valley. À l’époque, Motsepe n’était pas encore président de la CAF. Le fait qu’il ait été cité ne constitue en aucun cas une preuve de culpabilité.


