Après avoir validé son billet pour les quarts de finale de la CAN féminine 2026, l’Algérie retrouve la Côte d’Ivoire ce samedi à Casablanca avec une place dans le dernier carré en jeu. Les Éléphantes abordent ce rendez-vous avec des arguments offensifs bien identifiés. À travers l’analyse de leurs précédentes rencontres, trois caractéristiques se dégagent : une projection rapide vers l’avant, une utilisation récurrente du couloir droit et l’influence grandissante de Nasira Ouédraogo dans les phases de déséquilibre.
La Côte d’Ivoire n’est pas une équipe qui cherche à monopoliser le ballon. Son jeu repose avant tout sur la vitesse d’exécution après la récupération. Dès qu’elles récupèrent le ballon, les Ivoiriennes cherchent à gagner du terrain le plus rapidement possible. Les premières passes sont jouées vers l’avant et les attaquantes prennent immédiatement la profondeur afin d’exploiter les espaces laissés par le bloc adverse.
Cette capacité à se projeter rapidement constitue l’une des principales forces de la sélection ivoirienne. Pour les Vertes, la vigilance sera donc essentielle à la perte du ballon, notamment lorsque l’équipe est installée dans le camp adverse. Une transition mal gérée peut rapidement déboucher sur une situation dangereuse.
Un côté droit très sollicité
Dans le jeu placé, la majorité des offensives ivoiriennes se développe sur le flanc droit. Les Éléphantes cherchent régulièrement à créer des décalages dans cette zone grâce aux montées de leur latérale et aux appels de leur joueuse de couloir. L’objectif est ensuite de trouver un centre vers la surface ou un ballon en retrait après avoir éliminé le premier rideau défensif.
Ce secteur représentera l’un des principaux points de vigilance pour la défense algérienne. La coordination entre la latérale gauche et son ailier sera déterminante afin d’éviter les situations de supériorité numérique.
Nasira Ouédraogo, principale menace individuelle
Si le collectif ivoirien repose sur des principes bien définis, Nasira Ouédraogo reste la joueuse capable de faire basculer une rencontre sur une initiative individuelle.
Face à la Tanzanie, elle a régulièrement créé des différences grâce à sa vitesse, sa qualité de conduite de balle et sa capacité à éliminer en un contre un. Utilisée dans plusieurs zones du terrain, elle n’hésite pas à quitter son côté pour venir provoquer dans l’axe ou sur l’aile gauche lorsque son équipe peine à trouver des espaces. Sa faculté à accélérer le jeu et à éliminer son adversaire direct en fait l’un des principaux dangers que devront contenir les joueuses de Farid Benstiti.
Pour espérer poursuivre son parcours, l’Algérie devra avant tout limiter les espaces offerts en transition et empêcher la Côte d’Ivoire d’installer son jeu sur le côté droit. La maîtrise des pertes de balle, les couvertures défensives et la gestion des duels face à Ouédraogo pourraient peser lourd dans l’issue de cette confrontation entre deux équipes aux profils bien différents.
