Avant de signer au Naples SSC en janvier 2014 en provenance de l’AS Saint-Etienne, Faouzi Ghoulam a tenu à s’assurer d’une chose : avoir du temps de jeu dans son nouveau club. C’était une année Coupe du Monde et cette condition était importante pour lui car il savait que Vahid Halilhodzic, sélectionneur de l’époque, n’allait pas lui faire de cadeaux et lui offrir la place de titulaire sur un plateau. Surtout pas face à Djamel Mesbah qui évoluait à l’AC Milan. Cela démontre la rigueur que mettait le sélectionneur pour instaurer la concurrence saine. Cette dernière emmènera les résultats que tout le monde connaît lors du Mondial 2014.
Au Brésil, lors de la CDM 2014, les Fennecs étaient parvenus à signer la toute première qualification de l’Algérie au second tour de la messe planétaire. Derrière, il y avait du travail et de l’investissement de tout un chacun. La récente déclaration de Ghoulam reflète la mentalité instaurée par Halilhodzic qui exigeait le maximum de ses joueurs.
Racontant les coulisses de son transfert vers Naples SSC, Ghoulam a révélé que sa première exigence était d’avoir du temps de jeu et l’opportunité de faire ses preuves avec les Napolitains. Ainsi, cette requête était formulée dès son premier échange au téléphone avec Rafael Benitez, entraîneur des Gli Azzurri à l’époque. « Je lui ai dit “Mister, j’ai la Coupe du monde cet été et le sélectionneur ne me porte pas vraiment dans son cœur. Là, je joue avec mon club. Si tu me recrutes et que tu ne me fais pas jouer, je ne la jouerais pas. Je ne te demande pas d’être titulaire, je veux simplement avoir ma chance.” Il me répond : “Tu auras tes opportunités”», retrace Ghoulam.
« J’avais Mesbah comme concurrent, si je ne jouais pas… »
Le latéral gauche ajoute : « j’étais vraiment focus sur cette Coupe du Monde au Brésil et j’ai dû travailler dur pour prétendre à une place de titulaire en sélection car il y avait Mesbah qui jouait à l’AC Milan comme concurrent donc je me suis dit, si jamais ils me prennent et qu’ils me mettent sur le banc, ça ne va pas le faire. Parce que quand t’as un gars qui joue à l’AC Milan et l’autre qui débarque à Naples SSC et qui ne joue pas, il est logique que le premier nommé soit le choix numéro 1 pour le sélectionneur. »
Les propos de Ghoulam montrent à quel point Halilhodzic avait mis la barre haut pour ses protégés qui voulaient prendre part au prestigieux tournoi. En plus de viser des “top clubs”, les Fennecs se devaient d’avoir du temps de jeu et être compétitifs. Evoluer dans une écurie de première catégorie ne suffisait pas. Ce management avait stimulé des carrières et poussé les Fennecs à se surpasser et venir motivés en équipe nationale. Les performances lors du Mondial brésiliens étaient le reflet de cette intransigeance.
