En tant que capitaine de l’équipe nationale, passeur historique (37 offrandes), deuxième meilleur buteur (37 réalisations), deuxième joueur le plus capé de l’EN (111 matchs), Riyad Mahrez a une certaine proximité avec le sélectionneur Vladimir Petkovic que lui confère son CV international. Est-ce que cela peut aller jusqu’à s’immiscer dans des choix techniques ? Mahrez avait insisté, durant la CAN 2025, que Petkovic était le seul maître à bord dans ce domaine. Cependant, sur le plateau d’El Heddaf TV, on prétend que le match Algérie – Nigéria a vu le “numéro 7” des Verts outrepasser ses prérogatives. Ce qui aurait créer des tensions.
On le voit dans beaucoup de matchs où entraîneurs et sélectionneurs échangent avec leur joueur de confiance. Surtout pour prendre définitivement certaines décisions. Ainsi, lors du match RD Congo – Algérie en 1/8 de finale, on a vu Petkovic et Mahrez discuter. C’était avant l’entrée en jeu décisive d’Adil Boulbina. Ce dernier inscrivait le but de la victoire.
Mahrez avait déjà nié toute influence
Après, la rencontre, l’ancien sociétaire de Manchester City a été interrogé sur la scène. Il avait laissé le mérite à son driver pour ce coaching en lâchant : “je n’ai pas influencé son entrée, c’est le choix du coach. On a cependant besoin d’aider les jeunes et de les guider.” Les propos de l’ex-Citizen étaient lucides sachant tout ce qui peut être dit autour de la poigne de Petkovic et sa capacité à trancher seul..
D’ailleurs, la défaite et l’élimination contre les Nigérians dans le tour suivant a donné lieu à des “révélations” à ce sujet. En effet, sur le plateau d’El Heddaf TV, on évoque une “immixtion” dans le coaching. Ressentant, sur la pelouse, que l’équipe n’était pas en place, Mahrez aurait “conseillé” à Petkovic de faire entrer Belaïd et Bounedjah avec l’idée de changer la mise en place dès la reprise.
On n’a pas décelé de malaise
Avec zéro changement au retour des vestiaires, l’EN encaissait un but dès la reprise avant de concéder le break peu avant l’heure de jeu. Dans la foulée Mahrez, Zerrouki et Maza cédaient leur places. Sans qu’on ne ressente un quelconque malaise entre l’entraîneur et son capitaine. Tout cela ne conforte pas la version racontée.
De plus, par le passé, Petkovic a aussi signifiait que le natif de Sarcelles a une place spéciale dans ses plans. « il n’y a pas beaucoup de joueurs qui sont au même niveau que Mahrez. Je suis obligé de discuter avec lui davantage, car il est capitaine et il a donné plus pour l’Algérie », a lâché le successeur de Djamel Belmadi juste avant la messe continentale. Dès lors, on a un peu de mal à imaginer la scène. Surtout quand ça parle de déposséder Mahrez de son brassard qu’il a porté à 61 reprises en 111 apparitions à quelques mois de la Coupe du Monde 2026.
