Comme lors de son arrivée à Alger, à l’occasion de sa première sélection, Samir Chergui a marqué les esprits lors de sa première officielle avec les Verts, mardi, face à l’Ouganda (2-1). Pour son baptême du feu, le défenseur du Paris FC a fait parler ses pieds et ses poings le temps d’une performance qui n’aura laissé personne indifférent.
Aligné côté droit de la défense, là où on l’attendait peut-être le moins, Chergui a surpris tout le monde. Dès les premières minutes, il s’est offert une percée déroutante, grillant deux adversaires avec une facilité désarmante et des gestes techniques que peu lui prêtaient. Une entrée en matière tout en panache pour un joueur aux allures de Djoundi.
Mais c’est juste avant le coup de sifflet final que l’image a définitivement basculé dans l’inattendu, voire dans la légende. Pris à partie par un attaquant ougandais sur fond de tension accumulée, Chergui n’a pas reculé d’un centimètre. Poings levés, sang chaud, il a répondu coup pour coup, dans une bagarre immortalisée par plusieurs vidéos rapidement virales sur les réseaux sociaux.
Scène invraisemblable ? Sans doute. Mais dans le cœur d’un public algérien friand de joueurs entiers, prêts à foncer sans réfléchir pour défendre son honneur, Chergui a marqué des points. Beaucoup de points. Kamikaze s’il le faut, sans faux-semblants, il incarne une forme de football brut, viscéral, sans calcul.
Au-delà de l’échauffourée, c’est un tempérament qui s’est révélé. Et un joueur à suivre. Car en ce mois d’octobre riche en enseignements, Samir Chergui s’impose comme l’une des vraies découvertes du groupe de ce regroupement.
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