La nuit dernière, l’Algérie a livré une première période sensiblement terne face à la Bolivie à Kansas City (Etats-Unis). Par la suite, l’équipe nationale a pu montrer un bien meilleur visage lors de la deuxième mi-temps pour s’imposer 4 buts à 0. Ce réveil intervenait après les ajustements et les changements de Vladimir Petkovic. La capacité du sélectionneur à rectifier le tir a été palpable dans de nombreuses rencontres. Cependant, il y a un risque : face à des adversaires plus efficaces, les Verts risquent de se retrouver K.O. avant d’avoir le temps de se ressaisir.
Les joueurs entrés lors du second acte dans la nuit de mercredi à jeudi ont pu faire la différence. Amine Gouiri et Anis Hadj Moussa étaient buteurs et Adil Boulbina et Ramiz Zerrouki passeurs, le coaching était – une nouvelle fois – gagnants comme face aux Pays-Bas (0-1) le 03 juin dernier.
La réactivité est bonne. Après, il y a une interrogation qui revient souvent : pourquoi Petkovic ne prend pas les décisions adéquates dès le coup d’envoi ? A ce sujet, on remarque que le sélectionneur s’entête à recourir principalement à des éléments qui ne donnent pas assez de tempo ou à les faire évoluer dans des postes dans lesquels ils ne sont pas vraiment performant. Parfois, c’est le contre-emploi. D’autres, c’est l’utilisation jusqu’à l’usure. La bonne formule, il finit par le trouver en cours de match… quand ce n’est pas trop tard.
Résultats implacables et rendement loin de l’impeccable
En effet, on se souvient du match des Fennecs face au Nigéria en 1/4 de finale de la CAN 2025 où les camarades d’Ibrahim Maza n’ont jamais pu reprendre l’ascendant rendant les armes sans le moindre tir. Dès lors, cela suscite les craintes sachant que l’Argentine, championne du monde en titre, sera notre prochain adversaire. On l’a déjà constaté, la défense Dz n’est pas si imperméable que ça. On l’a vu face aux Néerlandais quand on avait frôlé la correctionnelle si ce n’était le manque de précision des attaquants des Oranjes.
Contre l’Argentine, avec les Lautaro Martinez, Julian Alvarez ou encore Lionel Messi, la mire n’échappera pas plus d’une fois à l’Albiceleste. Le Tango peut vite creuser l’écart si la mise en place de l’EN est approximative. Le temps pour faire les réglages risque d’être (très) restreint voire inexistant. Malgré les deux victoire lors des deux matchs de préparation du Mondial 2026 avec 5 buts marqués et 0 encaissé, on peut estimer que le bilan brut est implacable mais il faut aussi souligner que les prestations sont loin d’être impeccables. Petkovic devra bien penser son plan initial car il n’est pas garanti qu’il aura le temps de réagir.
