Entre Djamel Belmadi et l’Algérie, le divorce était brutal. Il intervenait après l’élimination des Verts de la CAN 2023 en Côte d’Ivoire. Au terme du parcours, Walid Sadi, président de la Fédération algérienne de football (FAF), avait – initialement – convenu à une résiliation du contrat avec le sélectionneur. Toutefois, le technicien, dans une réaction d’orgueil, avait fait machine arrière. S’en suivront des informations sur l’envie du technicien de saisir la FIFA pour faire valoir ses droits contractuels. Cependant, ce 31 janvier à minuit, le dossier sans réel suite sera définitivement clos.
La FAF avait proposé 3 mois d’indemnisation pour Belmadi contre sa signature pour mettre fin à la collaboration. Mais, frustré et se sentant trahi, l’artisan du sacre à la CAN 2019 avait quitté l’Algérie sans rien parapher. Entretemps, l’instance fédérale a recruté Vladimir Petkovic en février 2024 estimant que le poste étant vacant. La FAF considérait la situation comme un blocage juridique.
Le délai de prescription pour le dédommagement et de deux ans
Sur le plan règlementaire, Belmadi pouvait saisir le FIFA. Il était en mesure de réclamer ses indemnités jusqu’à la fin du bail. Il disposait d’un avenant, signé avec Djahid Zefizef, léonin qui le liait aux Verts dans lequel il n’y avait aucun objectif clair ou de levier pour le rompre en cas de contreperformance des Fennecs si ce n’est la non-qualification à la Coupe du Monde 2026. A ce sujet, on peut noter que tout joueur ou entraîneur peut faire appel durant les deux années suivantes à compter de sa dernière mensualité touchée en cas de résiliation unilatérale. Comme l’actuel driver d’Al Duhail SC a perçu son dernier salaire le 31 janvier 2024, le délai de prescription prend fin ce samedi.
En effet, il y a le Règlement du Statut et du Transfert des Joueurs (RSTJ) de la FIFA qui régit la stabilité contractuelle, les transferts et l’indemnisation. Il fixe des délais spécifiques (prescriptions) pour interjeter des recours. Dans son article 25, on peut lire que “les demandes de dédommagement pour rupture de contrat de travail doivent être soumises dans un délai de deux ans suivant la rupture (fin du contrat ou résiliation), au-delà duquel la réclamation n’est plus recevable.” Comprenez que Belmadi a décidé de passer à autre chose et que la page va se tourner pour de bon.
