Vladimir Petkovic reste lié à l’Algérie jusqu’à la fin de la Coupe du Monde 2026 (11 juin – 19 juillet) à laquelle il a réussi à se qualifier avec l’équipe nationale. On ne connaît donc pas le sort de la collaboration pour l’après-Mondial. Dès lors, la Fédération algérienne de football (FAF) pourrait se retrouver dans la même situation qu’avec Vahid Halilhodzic au terme de la CDM 2014 au Brésil. A l’époque, la FAF n’avait pas pu convaincre le Bosnien, artisan d’une qualification historique avec les Verts au second tour, de rempiler. Pourtant, il y avait même l’intervention du président Abdelaziz Bouteflika à l’époque. Du coup, faut-il que Walid Sadi, ministre des Sports et patron de l’instance, anticipe les choses avant le tournoi planétaire ? C’est là un sérieux dilemme.
Au terme de la CAN 2025 au Maroc, on a pu voir que Petkovic a laissé une impression mitigée auprès des Algériens. Et cela reste compréhensible tant son coaching est parfois génial quand d’autres il est bancal. Cela était constatable lors des matchs contre RD Congo et le Nigéria. En effet, dans le premier test, il y avait des changements décisifs. Dans le second, le technicien a opté pour une composition de départ et un schéma qui étaient clairement défaillants. Le clair et l’obscur.
Les félicitations de la Présidence en signe avant-coureur ?
Par-dessus ces appréciations, il y a le parcours concret des Fennecs. Ils ont atteint les quarts de finale de l’épreuve. C’était un bon point. Surtout après des éliminations précoces dès le premier tour lors des deux dernières échéances. Cela a valu les félicitations du président la république Abdelmadjid Tebboune. Mais ce n’était pas tout puisque la participation a donné satisfaction à la FAF. Comme convenu, Petkovic a pris une prime de 90 000 euros. Avant cela, il avait empoché 450 000 euros pour avoir validé le billet de la Coupe du Monde 2026.
D’ailleurs, la messe planétaire pourrait être le second et dernier tournoi majeur dans lequel le successeur de Djamel Belmadi dirige l’Algérie. Cela dépend forcément du parcours des camarades de Ramy Bensebaïni dans la compétition. Si jamais le rendement sera bon et qu’on va au-delà de la la phase de groupes, le bilan de l’ancien coach de la Lazio de Rome sera forcément positif.
Proposer une extension automatique selon le parcours
Dès lors, il sera en position de force pour négocier une prolongation… s’il ne décide pas d’aller exercer ailleurs. Ainsi, un question se pose. Est-ce que la FAF devra s’y prendre à l’avance et faire signé un précontrat avec des clauses de prolongation conditionnées par le parcours de l’Algérie en Amérique ? Il faudrait y songer.
Autrement, les Guerriers du Désert se retrouveront sans entraîneur pour la nouvelle saison. Et le fait qu’il y ait des éliminatoires de la CAN 2027 dès septembre réduira la marge de manœuvre de la FAF. Un cas “Halilhodzic bis” pourrait se reproduire à cause du manque d’anticipation. Walid Sadi y gagnerait à ne pas faire les mêmes erreurs stratégiques que Mohamed Raouraoua, son mentor.
