Pour lui, c’était écrit qu’il dispute la CAN 2025 au Maroc. Himad Abdelli avait rejoint directement la délégation de l’équipe nationale à Rabat après que l’annonce du forfait de Houssem Aouar. Et on peut dire que le milieu de terrain de l’Angers SCO, en partance vers l’Olympique de Marseille, a pu marquer des points durant le tournoi. Sauf qu’on a eu l’impression que Vladimir Petkovic ne le considère pas encore vraiment comme un élément important. A partir de là, on se demande quel sort quand Aouar reprendra sa place sur l’échiquier. Surtout avec un mercato d’hiver indécis pour Abdelli.
Costaud, technique, sens du placement et la capacité de jouer constamment vers l’avant, Abdelli représente un profil qui manque à la sélection. Arrivé à la dernière minute, il a pu s’illustrer. Notamment contre la Guinée équatoriale et la RD Congo où il a sorti des prestations de haut niveau.
Providentiel dans un poste inhabituel
Et il faut souligner qu’il n’a même pas joué à son poste de prédilection puisqu’il était placé dans une zone nettement plus reculé qu’à l’accoutumé avec son club où il est plus dans un rôle de numéro 8 ou 10. Chez les Fennecs, il a dû suppléer Ismaël Bennacer sorti blessé contre les Congolais. Après, en quarts de finale Petkovic a décidé de se passer des services d’Abdelli. Un choix surprenant. D’autant plus que l’Angevin était pressenti pour commencer.
Finalement, c’est Ramiz Zerrouki qui lui a été préféré. Sans trop de réussite. Sans Abdelli, le milieu de terrain a littéralement pris l’eau subissant la force des Super Eagles. Quand le Scoïste a fait son entrée en jeu à la 81e minute, c’était déjà trop tard car la messe était dite. Pour un succès final 2 buts à 0 des Nigérians. Sans commencer, Abdelli a marqué des points car sans et avec lui sur la pelouse, l’équilibre dans l’entre-jeu n’est pas le même. Après, y a les bruits de couloirs qui annoncent une éventuelle arrivée de Maxime Lopez (Paris FC) pour mars. Ce qui risque d’embouteiller – encore plus – le secteur médian.
Son transfert à l’OM s’écrit au conditionnel
Loin de l’équipe nationale, Abdelli fait l’objet d’un transfert imminent vers l’OM qui peut avoir un impact direct sur son statut en sélection. L’éventualité de rejoindre les Phocéens peut pousser Petkovic à le promouvoir dans sa hiérarchie. L’écurie marseillaise est aujourd’hui l’une des meilleures en France et joue sur tous fronts. Notamment la Ligue des Champions UEFA que notre Vert pourrait découvrir. Cela ne peut que lui permettre de passer un palier en carrière à 26 ans.
Maintenant, il reste à savoir s’il va signer chez les Marseillais, avec lequel il a trouvé un accord, dès cet hiver ou décaler son “move” pour l’été 2026 afin de s’assurer de rester compétitif et avoir un maximum de temps de jeu pour la Coupe du Monde 2026 qui se déroulera du 11 juin au 19 juillet prochains aux Etats-Unis, Canada et Mexique.
Benatia accentue les doutes
Jusqu’à ce mardi, les indicateurs laissaient croire qu’Abdelli rejoindra Amine Gouiri incessamment. Sauf que son employeur, qui a jugé l’offre olympienne insuffisante, a décidé de le rétrograder en réserve. Si le joueur ne sort pas avant la fin janvier, il pourrait rester au placard. Cela compliquera la donne pour l’EN.
Mercredi soir, Mehdi Benatia, chargé de finaliser les recrutement au club du Sud, a reconnu que « c’est un très très bon joueur qu’on serait content de faire, et qui remplit le profil qu’on cherche. » Après, il a laissé entendre que financièrement, ça peut bloquer : « Il faut rester cohérent sur les montants. On n’a pas encore trouvé d’accord, On n’en trouvera peut-être pas. Peut-être qu’il pourra venir en juillet, c’est aussi une possibilité », lâche Benatia. Le flou est total.
