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CAN 2023 : Belmadi a tout pour soigner la raideur tactique

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Comme attendu, Djamel Belmadi n’a pas changé son schéma de jeu pour affronter l’Angola se reposant -une énième fois- sur son inévitable 4-3-3 avec sentinelle. Le recours quasi-systématique à ce schéma n’est pas la plus astucieuse des tactiques pour surprendre les adversaires. Si le plan a fonctionné en première période grâce à une suractivité sur le côté gauche qui a mis la défense angolaise en danger, la seconde mi-temps a montré les limites d’une monotonie tactique qu’il faudra soigner. Détails.

En revisionnant la conférence de presse d’après-match de Djamel Belmadi, une déclaration nous a interpelés en particulier. En effet, le driver des Verts était parvenu à lire le coaching de son homologue Pedro Conçalves. « Il y avait 1 but à 0 et il a fait un changement tactique en sortant un milieu de terrain pour mettre un attaquant. Il avait d’autres ambitions sur cette deuxième mi-temps. Ils sont rentrés avec des intentions plus offensives. C’était l’idéal pour les contrer mais on n’a pas réussi », analyse le technicien Dz.

Le “in-game management” remis en considération

Toutefois, le problème n’était pas dans lecture mais dans l’adaptation à la nouvelle donne tactique du match. Ce qui a suivi comme rigidité et maintien du plan initial remet en question la capacité de Belmadi à s’adapter aux données instantanées d’une rencontre. Ce qu’on appelle dans le jargon le “in-game management”.

Bien qu’il s’était rendu compte que Conçalves avait modifié sa stratégie, le driver Dz n’a manifestement pas estimé utile de revoir son dispositif. Pourtant, il pensait que « là, on avait le score idéal normalement pour breaker. Pour ça, il aurait fallu, dans ce temps faible qui existe, ne pas encaisser de but ». Le constat n’a pas été suivi de faits et de réactivité. La raideur a pris possession de Belmadi.

4-3-3 : L’incontournable peut être modelable

Le fait de mener au score l’a peut-être dissuadé de toucher à son système. Ce qu’on pourrait comprendre. Mais, après le penalty concédé, les changements se résumaient à du “poste pour poste” sans parvenir à montrer une quelconque flexibilité tactique à la fois nécessaire et espérée.

Pourtant, en jetant un œil au banc, il y avait de nombreuses options pour changer la donne et parvenir à donner plus de variété au jeu des Fennecs. Ce qui aurait permis de déjouer le bloc adverse très compact et qui avait fermé le transit à gauche. Belmadi pouvait garder son 4-3-3 et faire des ajustements (passer à deux pivots par exemple) qui permettent de trouver des intervalles et transpercer les Palancas Negras par le ventre (axe) après le verrouillage des couloirs.

Tenter le 4-4-2 était aussi possible

Dans un cas plus idéal, le successeur de Rabah Madjer pouvait muter en 4-4-2 pour densifier le milieu et avoir plus de présence dans le cœur du jeu. Pour cela, il fallait substituer Nabil Bentaleb par Ramiz Zerrouki, faire reculer Isamël Bennacer, sortir Riyad Mahrez en incorporant Sofiane Feghouli, Hicham Boudaoui ou Houssem Aouar, et replacer Farès Chaïbi pour épauler Islam Slimani.

Cela a sacrément de la gueule en plus d’être largement tentable. Cependant, Belmadi n’a pas eu le cran de le faire. Ces variétés tactiques sont vitales quand on se présente à un tournoi. Mais l’entraîneur en chef des Verts s’obstine parfois à recourir aux mêmes idées. Et il ne peut qu’ obtenir les mêmes résultats. La remise en question est plus que nécessaire.

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