L’affaire de la finale Sénégal – Maroc à la CAN 2025 continue d’alimenter la chronique. Il est évident que tant que le Tribunal arbitral du sport (TAS) de Lausanne (Suisse) n’a pas livré son verdict dans le litige, chaque partie continuera à défendre son intérêt médiatiquement. D’ailleurs, ce dimanche, le journal Le Monde confirme quelques révélations rapportés au mois de février dernier. Le média français évoque une interférence. L’article maintient que l’arbitre de la partie, Jean-Jacques Ndala, a reçu des instructions pour mener la partie à son terme.
Le journal Le Monde remonte à la déclaration faite par Olivier Safari, président du comité des arbitres de la Confédération africaine de football (CAF), en février écoulé. En effet, le Congolais, qui aurait été démis de ses fonctions en raisons de certains aveux, a livré sa version des faits. À propos, Safari indiquait que « chaque joueur sénégalais qui s’est retiré aurait dû être averti immédiatement à son retour sur le terrain, mais nous avons donné des instructions pour ne pas le faire, afin de préserver le match et de ne pas y mettre fin prématurément. »
Le témoignage de Ndala sera déterminant… ou pas
Et c’est sur les bases des ces dires que la Fédération royale marocaine de football (FRMF) compte s’appuyer pour étayer sa défense. Ainsi, Tarik Najem, secrétaire général de la FRMF, rappelle que’« Olivier Safari, aurait reconnu que des instructions institutionnelles avaient été données [pendant l’interruption] à l’arbitre du match pour ne pas sanctionner les joueurs sénégalais d’un carton jaune (il en aurait résulté l’expulsion de deux joueurs sénégalais [déjà avertis]) “afin de préserver le match”, à leur retour sur le terrain. »
Il est évident que le TAS auditionnera Ndala, qui a mentionné dans son rapport qu’ « à la 97e minute, il y a eu un arrêt de jeu temporaire. Après environ douze minutes, le jeu a repris », pour écouter sa version des faits. Par conséquent, le témoignage de l’arbitre central pourrait peser dans la sentence finale. Toujours est-il que le referee n’avait sifflé la fin des débats qu’au terme des prolongations. Ce qui ne conforte pas le motif d’abandon avancé par le jury disciplinaire de la CAF. La commission de discipline a pris l’article 82 du règlement de la compétition comme repère pour déclarer les Lions de l’Atlas vainqueurs sur tapis vert. La confusion est totale.
