Alors que l’édition 2025 continue d’alimenter les polémiques, plombée par des erreurs arbitrales grossières et des manœuvres jugées pour le moins complaisantes envers le pays hôte, la Confédération africaine de football semble déjà prête à remettre le couvert. Et à servir, une fois encore, le Maroc.
En coulisses, l’instance panafricaine s’active pour caser l’édition 2028 de la Coupe d’Afrique des nations, la dernière avant le basculement vers le nouveau format quadriennal. Pressée par le temps et à court de solutions crédibles, la CAF serait engagée dans des discussions avancées avec le Maroc afin de lui confier l’organisation d’une deuxième CAN consécutive.
Selon le journaliste d’investigation Romain Molina, « il y a des discussions avancées au sein de la CAF pour que le Maroc organise à nouveau la CAN en 2028 ». Une option dictée par l’urgence : « Avec le changement de calendrier et de périodicité, la CAN 2028 arrive très vite et il n’y a quasiment aucun pays en mesure d’être prêt dans ces délais », précise-t-il.
Après avoir sondé, sans succès, l’Algérie et l’Égypte, pourtant dotées d’infrastructures adéquates mais peu enclines à se lancer dans l’aventure, la CAF aurait écarté l’option tanzanienne, jugée trop risquée au regard des contraintes organisationnelles. Ne resterait alors qu’un seul joker : le Maroc, déjà prêt et surtout disposé à capitaliser sur la dynamique actuelle.
Le Maroc ne serait toutefois pas opposé à cette nouvelle attribution, à condition que la sélection nationale boucle l’édition en cours par un sacre continental. Finalistes après leur succès face au Nigeria aux tirs au but, les coéquipiers de Brahim Díaz ne sont plus qu’à un pas d’une deuxième étoile, la première remontant à 1976.
L’insistance de la CAF s’explique avant tout par une logique de sécurité. Trouver un pays immédiatement opérationnel est devenu une priorité absolue pour une instance en perte manifeste d’aura et d’influence sur le continent. Faute de candidats volontaires et crédibles, l’option marocaine s’impose presque par défaut, au risque de nourrir davantage les critiques sur une gouvernance déjà fragilisée.


