Une simple question, mais aux résonances profondes. Le journaliste marocain Khalid Yassine a ravivé la polémique et ouvert un débat brûlant autour du Maroc et de ses chances de remporter la CAN 2025 que le royaume chérifien accueille sur son sol.
En toile de fond, une rumeur persistante selon laquelle le sélectionneur des Lions de l’Atlas, Walid Regragui, aurait reçu des garanties au plus haut sommet de la Fédération, incarnée par son président et figure centrale du football marocain, Fouzi Lekjaa, quant à une consécration finale à la Coupe d’Afrique des nations.
À l’origine de cette interrogation, l’attitude étonnamment sereine de Regragui, au beau milieu de la tempête médiatique provoquée par le match nul concédé par le Maroc face au Mali, lors de son deuxième match du premier tour de la CAN. Là où la pression populaire et médiatique s’intensifiait, le sélectionneur affichait un calme olympien, multipliant les prises de parole assurées, parfois teintées d’une confiance jugée excessive par certains observateurs.
Le sang-froid de Regragui et l’ombre de Lekjaa
Pour Khalid Yassine, cette posture interroge. Comment expliquer une telle sérénité et une communication aussi affirmée, donnant parfois le sentiment que le titre continental serait presque acquis ? Le journaliste va plus loin et pose une question lourde de sens : Walid Regragui bénéficierait-il de garanties politiques ou institutionnelles quant à l’issue finale de la compétition ?
Une hypothèse qui, sans preuve tangible, nourrit néanmoins le débat. Car le football, et la Coupe d’Afrique des nations en particulier, est réputé pour son imprévisibilité. Historiquement, la CAN ne pardonne ni l’excès de confiance ni les certitudes prématurées. Les surprises y sont légion, et même les grandes nations y ont souvent trébuché au moment où on les attendait le moins.
Si certains y voient simplement la marque d’un leader sûr de son groupe et de son projet, d’autres s’interrogent sur les ressorts réels de cette assurance, dans un contexte où Fouzi Lekjaa demeure une figure influente, voire omnipotente, au sein des instances footballistiques africaines.
En tout cas, au moment où la polémique enfle, le Maroc ne devrait pas être gêné par le Tanzanie pour atteindre les quarts de finale dans un premier temps. Qualifié avec deux points seulement, la Tanzanie offre un tirage favorable au pays hôte, qui avance pour le moment sur du velours.
À ce stade, il ne s’agit que de rumeurs et de questionnements médiatiques. Mais dans un environnement aussi exposé que celui de la CAN, où chaque mot est disséqué, ces interrogations suffisent à installer le doute et à nourrir la controverse. Seul le verdict du terrain viendra, in fine, confirmer ou balayer ces soupçons.
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