Il était l’un des artisans du sacre de champion d’Afrique de l’Algérie à la CAN 2019. Djamel Eddine Benlamri pense que le Sénégal, son adversaire en finale il y a 6 ans et demi, a su comment faire pression sur l’arbitre Jean Jacques Ngambo Ndala qui arbitrait le Maroc à la carte lors de sa finale face aux Lions de la Téranga dimanche. L’attitude des protégés de Pape Thiaw, qui leur a demandé de quitter la pelouse après le penalty sifflé par le referee congolais, a fini par payer et rectifier l’attitude de l’homme en noir.
La finale de la 35e édition de la CAN a livré un nouvel épisode hitchcockien avec cet arrêt délibéré de la partie qui aurait pu ne pas aller à son terme si Sadio Mané n’était pas intervenu. En effet, juste après le “péno” sifflé par Ngambo Ndala, le Sénégal ne voulait plus jouer et a protesté à sa manière en regagnant les vestiaires.
“Si j’avais été là face au Nigéria…”
Pour Benlamri, c’était un tournant. “Si nos joueurs avaient protesté face au Nigéria pour réclamer le penalty, l’arbitre se serait comporté autrement. Vous pouvez remarquer que l’arbitre a été plus juste lors des prolongations après l’incident. Il faut faire comme ça quand tu sens que l’arbitre est en train de te léser. Quand je disais ça, certains sont allés jusqu’à remettre mon professionnalisme en considération”, indique l’actuel sociétaire de l’ES Mostaganem.
L’ancien binôme d’Aïssa Mandi dans l’axe des Fennecs ajoute : “ce soir, les Sénégalais ont quitté la pelouse. Ne sont-ils pas professionnels pour autant ? Ou c’est toujours la même rengaine ? La chose ne devient indiquée que quand les autres la font et pas nous. Si j’avais été là face au Nigéria, j’aurais dit à mes coéquipiers de sortir.” En résumé, Benlamri pense que les Sénégalais ont fait ce qu’ils devaient faire pour rétablir les standards de justice. Et on est de son avis. Quand bien même la pratique peut paraître anti-fair-play.
