Pour la première fois de son histoire, la CAN féminine sacrera un champion qui n’a encore jamais soulevé le trophée. Une révolution provoquée par la chute successive du Nigeria et de l’Afrique du Sud, deux références majeures du continent.
Le premier séisme est venu du Maroc. À domicile, les Lionnes de l’Atlas ont fait tomber l’Afrique du Sud, championne d’Afrique en 2022, en quarts de finale (2-1). Vingt-quatre heures plus tard, le Cameroun a frappé encore plus fort en éliminant le Nigeria, tenant du titre et recordman absolu de la compétition, avec dix sacres à son actif.
Le dernier carré a ainsi une allure totalement nouvelle. Le Cameroun, pourtant éliminé par l’Algérie lors des qualifications (3-1 sur l’ensemble des deux matches), a été repêché par la CAF après l’élargissement de la compétition de 12 à 16 équipes. Une seconde chance que les Lionnes Indomptables ont parfaitement saisie. Face à elles, le Maroc, le Malawi et l’Algérie n’ont encore jamais remporté la CAN féminine. Le 16 août, une nouvelle nation inscrira son nom au palmarès.
L’Algérie, symbole de la nouvelle hiérarchie
Pour les Vertes, le changement de statut est historique. En atteignant pour la première fois les demi-finales de la CAN, l’Algérie s’est déjà offert le meilleur parcours de son histoire dans la compétition. Mais elle peut désormais viser bien plus haut. D’ailleurs le sélectionneur national, Farid Benstiti, n’a pas manqué de le souligner : “On ne peut pas s’arrêter là”
Le Malawi incarne lui aussi cette nouvelle donne. Pour sa première apparition à ce stade de la compétition, la sélection s’est invitée parmi les prétendantes au titre. Le Cameroun, de son côté, disputera sa dixième demi-finale, tandis que le Maroc rêve de profiter de son avantage à domicile pour aller jusqu’au bout.
Le 16 août, à Rabat, le football féminin africain connaîtra un nouveau champion. Et quelle que soit l’issue, cette CAN aura déjà marqué la fin d’une époque.
