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EN : Mandi-Benlamri, une sérénité retrouvée

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Mandi Benlamri Bensebaïni Tunisie Algérie

Aligné pour la seconde fois consécutive dans ce stage de juin, la paire titulaire Aïssa Mandi – Djamel Benlamri est resté imperméable malgré les adversités maliennes puis tunisiennes. À l’aube des éliminatoires pour la Coupe du Monde 2022, les deux clean sheets enregistrés rassurent.

Au sortir de la rencontre face au Zimbabwe (2-2), beaucoup d’interrogations naquirent sur le duo Mandi-Benlamri pourtant si solide lors de la dernière CAN. Après avoir mené 2-0, les compères de Raïs M’bolhi s’était fait rattrapé au score, étant même proche de prendre un troisième but. En cause notamment, le manque de rythme de Djamel Benlamri qui avait un peu laissé à l’abandon son compagnon axial. Sans oublier également un milieu très souvent dépassé en seconde période. Alignée trois fois en mars puis juin, la charnière centrale titulaire n’a pas encaissé le moindre but.

La rencontre face au Botswana (mars dernier, bien que maîtrisée (5-0), ne pouvait servir de match témoin pour une paire qui n’avait pas trop été mise à l’épreuve. De retour en ce mois de juin face au Mali (1-0) et à la Tunisie (2-0), Benlamri et Mandi ont levé les quelques doutes. Délaissés par un milieu mal organisé face aux Aigles maliens en première période, c’est avec une grande sérénité qu’ils ont su géré les assauts adverses. Face à la Tunisie, le pressing du bloc équipe lors du premier acte leur a épargné une trop grosse charge de travail. Ce n’est qu’au retour des vestiaires, et durant les temps forts tunisiens, que l’on a retrouvé une paire sûre de ses forces face à un top 5 africain.

Aïssa Mandi, monsieur propre

Si la première mi-temps du Mali fut très compliquée pour la plupart du onze algérien, elle a, en revanche, été très bien maîtrisée par l’ancien Reimois. Avec un entrejeu Guedioura, Zerrouki et Boudaoui inédit, désorganisé et transpercé, Aïssa Mandi a su répondre présent dans les duels lors des différentes situations dangereuses créées par les Maliens. Sa lecture de jeu est toujours aussi précieuse, lui permettant d’anticiper un bon nombre de mouvements. Balle au pied, le désormais ex-Sévillan est toujours aussi efficace dans la relance. Si l’on a beaucoup entendu ou lu que Djamel Benlamri avait contribué au renouveau d’Aïssa Mandi en équipe nationale, il ne faudrait pas non oublier de mentionner le calme et l’équilibre apporté par ce dernier au sein de la charnière centrale.

Aïssa Mandi Tunisie Algérie

Ce vendredi face à la Tunisie, et malgré une dernière situation qui l’a mis en difficulté, le probable futur joueur de Villareal a, de nouveau, régné dans son secteur. Impérial dans les airs, comme lors de ce duel remporté face à Aïssa Laïdouni, le joueur de 29 ans s’est également distingué par plusieurs interventions dans les vingt derniers mètres. La prestation de Zerrouki et Belkebla dans l’entrejeu aidant beaucoup, c’est avec le devoir accompli en sélection que Mandi va débuter une nouvelle aventure en club. Arrivé à la force de l’âge, le défenseur est dépeint par tous comme un professionnel acharné qui redouble d’efforts sur et en dehors du terrain. En espérant que sa nouvelle expérience lui permette de connaître le très haut niveau et ainsi en faire profiter l’EN.

Djamel Benlamri, le roc défensif

De retour en novembre 2020 après huit mois sans jouer, Djamel Benlamri était apparu (fort logiquement) à cours de forme face à son coéquipier lyonnais, Tino Kadewere. Avant ce match retour à Harare, il était entré à la 71ème minute de la manche aller au 5 juillet, et avait été trop laxiste sur la réduction du score zimbabwéenne. Même constat pour la rencontre de mars en Zambie où il a paru dépassé tant physiquement qu’athlétiquement, perdant un bon nombre de duels. Incorporé face à la Mauritanie, l’on savait dès la conférence de presse de Djamel Belmadi que le défenseur central allait disputer un temps de jeu conséquent afin de lui « faire rattraper sa saison sans jouer à l’OL » comme l’avait rappelé le sélectionneur national. Titulaire face au Mali puis la Tunisie, le roc de 31 ans s’est rapproché de son niveau affiché lors de la Coupe d’Afrique des nations remportée en 2019.

Benlamri Tunisie Algérie

Face aux coéquipiers d’Amadou Haïdara, il a su répondre au défi physique proposé par des Maliens qui étaient, dès les premières minutes, entrés dans le vif du sujet. L’ancien Sétifien avait d’ailleurs salué le niveau de cette rencontre : « Je tiens à saluer la très grosse équipe du Mali. C’était un très bon test pour nous. Nous savions que ça allait être un match difficile. On savait aussi ce qu’il fallait faire sur le terrain. Je pense que ça fait longtemps qu’on n’a pas joué un match de ce niveau face à une bonne équipe ». Face aux autres Aigles, de Cartage cette fois, le joueur issu du NAHD a enchaîné avec une nouvelle belle prestation, notamment en seconde période. Plus lucides dans ses interventions, il a rendu la vie dure à son adversaire direct, Wahbi Khazri. Avec ballon, c’est notamment lui qui a trouvé Youcef Belaïli sur l’ouverture du score de Baghdad Bounedjah. Si quelques-unes de ses relances ont trouvé preneur, l’ancien joueur d’Al Shabab reste perfectible dans ce domaine. À quelques mois des deux rencontres face à Djibouti puis -et surtout- face au Burkina Faso, Aïssa Mandi et Djamel Benlamri affichent une sérénité au meilleur des moments.

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