Ce soir, l’équipe d’Algérie retrouvera la Zambie dans le cadre de la première journée des éliminatoires de la CAN 2027. Une rencontre qui, au-delà de son enjeu sportif, pourrait symboliser le début d’une nouvelle ère pour les Verts, portés par une jeune génération et désormais placés sous la houlette d’un nouveau sélectionneur. Et à l’évocation de la Zambie, ce ne sont pas seulement les souvenirs d’un ancien match qui remontent à la surface. C’est toute une époque, une sensation, une flamme, qui brûlent encore dans la mémoire des supporters algériens.
Pour comprendre cette résonance particulière, il faut remonter à juin 2009. À cette époque, l’équipe d’Algérie sortait d’une longue traversée du désert. Entre 2004 et 2008, les Verts avaient connu une période particulièrement difficile, loin des grandes compétitions et des émotions auxquelles le public algérien avait été habitué.
Puis vint ce mois de juin, et ce déplacement en Zambie, dans le cadre des éliminatoires jumelées de la Coupe du monde et de la CAN 2010. Quelques jours auparavant, les Verts venaient de réaliser un exploit retentissant face à l’Égypte, alors double championne d’Afrique en titre. Cette victoire avait tout changé. Elle avait fait naître quelque chose, un espoir encore fragile, mais suffisamment puissant pour donner à cette équipe l’envie de ne plus regarder en arrière. Il fallait désormais confirmer. Et la mission s’annonçait tout sauf simple.
Équipe d’Algérie : la Zambie n’est pas un adversaire comme les autres
La chaleur étouffante de juin, les conditions climatiques et la difficulté du déplacement n’avaient pourtant pas réussi à freiner des Verts portés par une confiance nouvelle. Ils semblaient enfin sentir qu’une histoire pouvait recommencer. Comme un phénix qui, après avoir longtemps disparu sous ses propres cendres, commençait à reprendre vie.
Sur le terrain, les hommes de Rabah Saadane n’ont pas tremblé. L’Algérie s’est imposée 0-2 face à la Zambie d’Hervé Renard, portée notamment par Rafik Saïfi et Madjid Bougherra, deux hommes qui occupent aujourd’hui des fonctions de sélectionneurs. Une victoire fondatrice, qui allait prendre encore plus de poids quelques mois plus tard.
Au retour, dans une soirée ramadanesque restée dans les mémoires, les Verts ont remis ça. Malgré la fatigue liée au jeûne, ils ont encore dominé la Zambie, cette fois dans l’antre mythique du stade Mustapha-Tchaker à Blida, avec un Rafik Saïfi clinique pour faire basculer la rencontre.
Ce soir-là, dans une enceinte pleine à craquer, quelque chose semblait définitivement s’être réveillé. L’équipe d’Algérie, longtemps éloignée de la lumière, venait de réanimer une flamme que beaucoup pensaient éteinte. Après deux éditions de la CAN manquées, les Verts avaient désormais un pied en Coupe d’Afrique. Et ce n’était que le début.
De 2009 à 2026, la Zambie comme un éternel recommencement de l’histoire pour les Verts
L’effet boule de neige allait faire le reste. Encore quelques mois plus tard, l’Algérie validait sa qualification pour la CAN 2010, mais aussi pour la Coupe du monde en Afrique du Sud après un mythique match au Soudan face aux Pharaons. La suite appartient à l’histoire : une génération renaissante, une ferveur populaire retrouvée et un football algérien qui allait changer de dimension.
Seize ans plus tard, la Zambie se retrouve de nouveau sur la route des Verts. Le contexte a changé, ainsi que l’époque et les hommes. Une nouvelle génération a pris le relais, Brahim Hemdani s’apprête à vivre ses premiers pas sur le banc de l’équipe nationale et une nouvelle histoire demande à être écrite.
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