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EN : Benrahma et le plafond de « Verts »

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Benrahma avant

Son talent est indéniable. Surtout après ce qu’il a montré avec Brentford FC la saison écoulée lorsqu’ils ont frôlé l’accession. Saïd Benrahma a du ballon. Toutefois, il y a comme un chaînon manquant dans son CV : le statut de durable en sélection. Et c’est ce qui l’empêche de passer un palier. Vraisemblablement.

Cinq ans depuis sa première apparition avec l’Algérie, il n’a pu cumuler que 3 capes. C’est trop peu et cela démontre qu’avec la tunique nationale, il n’a pas franchement été convaincant. Et pourtant, tout avait commencé précocement car il a fêté sa première avec les Fennecs à 20 ans lorsque Christian Gourcuff était sur le banc. Une vingtaine de minutes en match amical contre le Sénégal (victoire 1-0) au stade 5 juillet 1962 (Alger), c’est tout ce qu’il a eu à se mettre sous la dent.

Précocité et doute

S’en suivra une longue traversée et 4 années d’absence des rangs des Guerriers du Désert. La faute à une carrière en club très inconstante. Une période de moins bien à l’OGC Nice, des piges pas convaincantes au SCO Angers (6 mois lors de la saison 2015-2016) et Gazélec Ajaccio (6 mois en 2016-2017) avant de connaître un exercice plein (toujours en prêt) à avec LB Châteauroux. Chez cette dernier, il disputera 34 matchs pour 12 buts.

Assez pour taper dans l’œil des recruteurs de Brentford FC qui décide de l’enrôler contre 1.3 million d’euros aux Niçois. C’est en seconde division anglaise qu’il fera parler le plus parler de lui footballistiquement. Deux années durant lesquelles il a pu afficher de bonnes stat’ en jouant souvent. La première avec 11 buts et 16 passes décisives en 45 rencontres toutes compétitions réunies. La seconde avec un bilan de 17 réalisations et 10 offrandes en 49 apparitions et un ascenseur vers la Premier League raté de peu en perdant la finale des play-offs face à Fulham.

Comme un blocage

Un « chouia », c’est constamment ce qui manque au natif d’Aïn Témouchent pour basculer dans la dimension «  très haut niveau ». Il y a comme un blocage tant le milieu offensif de 25 ans a, quelque peu, tendance à « craquer » sous l’attente. D’ailleurs, Djamel Belmadi, driver de l’EN, lui a donné deux opportunités. La première en mars 2019 contre la Tunisie (1/1) en amical au stade Mustapha Tchalker (Blida). Aligné d’entrée, il passera 75 minutes sur le pré sans vraiment briller.

La blessure, plus sa prestation mitigée font qu’il ne fasse pas partie de l’épopée africaine des Fennecs en Egypte avec le sacre de la CAN-2019 au bout. Cependant, le driver d’El-Khadra semble avoir foi en les capacités de l’ex-Aiglon. Il le rappellera quelques mois plus tard pour la joute amicale contre la RD Congo (1/1) en octobre. Et, comme toujours, il débute et joue une heure de temps (62 minutes plus exactement). Mais ce n’était pas le Benrahma qui s’amuse sur les pelouses d’Angleterre.

La confiance de Belmadi

Mais, jamais deux sans trois, et Belmadi l’a rappelé pour la date FIFA d’octobre. Même s’il est en instance de départ de chez les Bees et qu’il n’a fait que trois apparitions sur 7 possibles depuis le début de la séquence 2020-2021, il a bénéficié de la confiance de chef de la barre technique algérienne. Notamment en raison de l’absence de Youcef Belaïli à court de compétition.

Certainement, Benrahma aura une autre occasion de montrer ce dont il est capable lors des deux rencontres tests face aux Nigéria (09 octobre en Autriche) et Mexique (13 octobre aux Pays-Bas). Cette fois, il ne doit pas se rater car les places sont chères parmi les Champions d’Afrique. Devenir un Vert à part entière l’aidera, à coup sûr, pour briser le plafond de verre et ajouter une ligne à son pedigree de footballeur.




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