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Entretien Exclusif

Victor Zvunka : « Madjer était un joueur qui savait tout faire »

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Dans le cadre de la saga consacrée aux footballeurs d’Algérie qui ont joué au plus haut niveau en France, La Gazette du Fennec s’est rapprochée de Victor Zvunka, l’ancien coéquipier et entraineur de Rabah Madjer au RC Paris de 1983 à 1985. Avant de connaitre ses heures de gloire au FC Porto, Rabah Madjer a connu quelques déboires lors de son passage à Paris.

Lire le portrait :

Top 10 : Rabah Madjer, l’apprentissage au Racing avant la gloire

Le témoignage de Victor Zvunka :

LGDF : Bonjour Monsieur Zvunka, comment allez-vous ? Merci d’avoir répondu à cette interview pour La Gazette du Fennec. 

Victor Zvunka : Bonjour, avec plaisir. Ça va très bien merci, je suis actuellement comme un peu tout le monde en ce moment, en confinement dans ma maison.

Êtes-vous toujours à la tête du SC Toulon? 

Oui pour l’instant, car je pense que le championnat va s’arrêter (entretien réalisé le 14 avril 2020). Je pense que le club va être relégué en National 2 car il y aura des montées et des descentes.

C’est dommage car Toulon est un club qui a une histoire dans le football français…

Oui c’est vrai et c’est pour ça que j’ai accepté le challenge ! Malheureusement, c’est un club très compliqué. Tout n’est pas parfait, j’ai eu des accrochages avec mon adjoint donc pour travailler c’est déjà difficile. Un président qui n’est là physiquement que le jour des matchs, et que l’on peut avoir que par téléphone le reste du temps. Nous sommes encore loin du niveau professionnel qu’il y avait il y a quelques années. Notre recrutement n’a pas été bon non plus.

« Rabah Madjer était vraiment un super joueur. Au RC Paris, il était supérieur au reste de l’effectif ! »

Dans le cadre d’une saga sur les joueurs locaux algériens ayant évolué en D1 française, je souhaiterais, tout d’abord vous parler de Rabah Madjer puis des autres Algériens que vous avez côtoyé durant votre carrière. Vous avez connu Madjer au RC Paris en tant que coéquipier puis en tant qu’entraîneur. Pouvez-vous nous parler de cette époque ?

J’ai commencé avec Rabah en 2ème division au RC Paris (NDLR : saison 1983/84). Pour être honnête, je ne le connaissais que de nom, mais quand il est arrivé avec nous, on peut dire qu’il a participé en grande partie à la montée en première division, il nous a fait des matchs exceptionnels. Un peu plus tard, en janvier 1985, j’ai été nommé entraîneur de l’équipe première pour quelques mois (NDLR : Zvunka a été nommé entraineur-joueur à mi saison).

Comment ce sont passés ses débuts ?

C’était un peu difficile pour lui au début mais dès qu’il a pris la mesure, il nous a fait marqué et a marqué des buts incroyables. Il était capable à lui tout seul de faire des différences. Dans les matchs de barrages pour la montée (NDLR : trois tours de barrage contre Lyon, Nice et Saint-Étienne) il a été très décisif. Pour moi, Rabah Madjer était vraiment un super joueur. Il était supérieur au reste de l’effectif.

Madjer zvunka chebel ben mabrouk racing paris 1983

La deuxième saison vous êtes en D1, cela a moins fonctionné pour lui et votre équipe qui ambitionnaient pourtant de jouer les premiers rôles avec le propriétaire Lagardère. Pourquoi ça n’a finalement pas fonctionné?

Nous n’avions pas une équipe si flambante que ça. On venait de remporter les barrages d’accession face à Saint-Étienne (NDLR: 0-0 ; 0-2), cela a fait trainer les choses par rapport au recrutement estival car nous ne savions pas avant les barrages si nous allions être en D1 ou D2 la saison d’après. Notre recrutement n’a pas été celui escompté, et nous n’avions pas l’équipe formée quelques années plus tard avec les Olmeta, Francescoli, Littbarski. Rabah Madjer nous a gratifié de quelques matchs mais il a été, comment pourrais-je dire, irrégulier dans ses performances.

Il a aussi connu des blessures durant cette deuxième saison..

Oui, exact. Il a eu des blessures mais il lui a aussi fallu un petit peu de temps pour s’acclimater à la D1 française. Une autre donnée importante est la façon de s’entraîner, que ce soit Alain de Martigny, moi ou plus tard Sylvester Takač, nous étions des entraîneurs assez exigeants, nous travaillions très dur. Il lui a fallu du temps pour emmagasiner tout ça.

« Après la descente, la direction a voulu s’en débarrasser. Moi j’étais contre et j’ai insisté pour le garder mais Takač n’en voulait pas »

Que retenez-vous de ce joueur ?

Rabah Madjer était un joueur qui savait tout faire. En 1985, après la relégation, lae club a voulu s’en débarrasser et l’a prêté au FC Tours en D2. En tant qu’entraîneur je voulais le garder et j’ai insisté auprès de la direction pour qu’il reste mais lorsque je suis parti il a été prêté car Sylvester Takač ne voulait pas de lui.

madjer avec matra racing paris

Quels ont été les causes de son départ si rapide ?

Tout simplement car ce n’était plus moi l’entraîneur. Sylvester Takač est devenu manager général et n’était pas si emballé que ça par Madjer. Au retour de prêt de Rabah en 1986, il y a eu l’arrivée d’Enzo Francescoli et Pierre Littbarski, des noms qui parlaient plus au coach, et puis on ne pouvait avoir que deux étrangers par club à cette époque. J’avais dis aux dirigeants de ne pas s’en débarrasser car c’était un joueur avec de grandes qualités. Finalement ils l’ont laissé partir et puis ensuite on a vu à Porto comment il a flambé !

Justement, c’est avec le FC Porto qu’il a crée sa légende…

Tout à fait, d’ailleurs j’avais parlé avec lui à l’hôtel juste avant cette fameuse finale européenne de 1987. J’étais invité à Vienne pour le match et en discutant je lui ai dis que c’était l’occasion de montrer à tout le monde de quoi il était capable. Puis il a marqué ce but extraordinaire qui est resté dans les mémoires car l’on parle toujours de la talonnade de Madjer !

« Ben Mabrouk, avec lui tu vas à la guerre ! Bourebbou avait une technique hors du commun »

J’aimerais également vous parler des autres joueurs algériens que vous avez notamment côtoyé en tant que joueur.

(il nous coupe) Ah oui il y a eu Ben Mabrouk déjà ! Quel super joueur ! Je l’ai connu en tant que joueur et entraîneur. Il a joué avec moi en deuxième division puis en première division au RC Paris. Les six premiers mois en tant que coéquipier et les six mois d’après, je suis devenu son coach. Avec lui, tu vas à la guerre ! Il jouait devant moi, j’étais stoppeur et lui milieu récupérateur. Nous étions les deux faucilles (rires). Quand quelqu’un arrivait à nous passer tous les deux c’est que quelque chose n’allait pas !

Il avait cette capacité à récupérer pas mal de ballons..

Exactement! Il était toujours en mouvement et n’était pas maladroit non plus parce qu’il a été décisif dans des matchs et notamment lors du barrage d’accession  contre Nice. Nous étions éliminés et Alim marque d’un pointu et nous emmène en prolongations dans le temps additionnel. Il en a marqué d’autres naturellement mais je me souviens particulièrement de celui-là car c’était un match important pour la montée en D1. On se voit encore de temps en temps lorsqu’il y a des réunions à Paris ou lors de certains matchs.

Vous avez également évolué au Stade Lavallois entre 1981 et 1983, avec un certain Abdelmadjid Bourebbou ?

Oui tout à fait. Quel joueur lui aussi..! (sur un ton nostalgique et émerveillé) C’était du gâchis parce qu’il avait d’énormes qualités. Il nous avait fait six mois extraordinaires. C’est simple, il avait tout fait, il a été décisif à tous les matchs, il avait cette faculté à éliminer ses adversaires dans un mouchoir de poche. Dans sa manière de dribbler, il me faisait penser à l’ailier suédois et ancien marseillais, Roger Magnusson. Il était à son aise dans les petits périmètres. Il avait une technique hors du commun.

« A l’entrainement au Matra Racing, Chérif Oudjani rendait fou Pascal Olmeta ! »

Oui c’était la caractéristique des joueurs algériens de l’époque, dotés d’une certaine aisance technique..

Oui exactement! Et puis, j’ai côtoyé aussi Chérif Oudjani pendant 6 mois (1987) lorsque j’étais coach au Matra Racing (RC Paris). Il était devant avec Enzo Francescoli, il avait mis 9 buts en une demi-saison avec nous. À l’entraînement, Chérif rendait fou notre gardien, Pascal Olmeta, car il arrivait toujours à lui marquer des buts de renard.

On a l’impression que les joueurs algériens des années 80 n’ont pas eu la reconnaissance qu’ils devaient avoir?

Oui c’est exact, d’ailleurs ça me fait penser aussi à Mustapha Dahleb. Il est de la même région que moi, il jouait à Sedan et moi j’étais à Metz. Un peu plus tard, j’ai signé à l’OM et j’ai tout de suite dit aux dirigeants marseillais de faire venir Dahleb car j’avais vu ses qualités, c’était un joueur extraordinaire. Finalement, il s’est engagé avec le PSG et a fait une belle carrière là-bas mais s’il était venu à Marseille, je pense qu’avec le public ça aurait été magique.

« A Gueugnon, j’ai décidé de replacer Madjid Bougherra en défense centrale, mais il a refusé et il est parti en Angleterre… finalement la suite de sa carrière m’a donné raison ! »

Passons désormais à votre carrière d’entraîneur si vous le voulez bien. En devenant coach du FC Gueugnon en 2005, vous avez côtoyé Madjid Bougherra, seulement quelques mois c’est ça?

(Rires) Je rigole car je me suis un peu accroché avec lui. Quand je suis arrivé au club, Madjid jouait au milieu de terrain, je lui ai dis qu’avec moi il allait désormais jouer dans l’axe de la défense, et lui n’était pas de cet avis. À cause de ce différent, il a beaucoup moins joué, en janvier 2006, il a eu une proposition pour partir en Angleterre (Crewe Alexandra en D2 anglaise). J’ai dis aux dirigeants de le laisser partir car il ne voulait pas jouer en défense et au milieu la concurrence était rude, il n’avait plus sa place. Finalement, il est parti, et lorsque j’ai vu qu’il a fait le reste de sa carrière en tant que stoppeur, j’ai bien rigolé!

Un poste où il a réussit finalement…

Ah oui un très grand joueur ! J’ai eu l’occasion de le revoir depuis et on en a rigolé ensemble. Il avait ce qu’il fallait techniquement, un bon jeu de tête également, il sentait le jeu car il avait évolué au milieu auparavant. Lorsque tu as connu un poste et que l’on te replace, tu gardes certaines sensations qui te permettent d’avoir une palette plus complète. Il est même devenu capitaine de l’équipe nationale algérienne. En parlant de lui, je pense aussi à Mehdi Lacen que j’ai eu au Stade Lavallois, il jouait derrière l’attaquant avec moi car j’aimais bien jouer avec des 10. Par la suite il a, lui aussi, fait une bonne carrière en tant que milieu relayeur.

bougherra gueugnon

Depuis 1985, vous avez fait entraîné beaucoup de clubs, notamment des clubs africains..

(Il nous coupe) Ah oui j’ai fais le CRB ! (Rires)

Oui justement j’allais y venir. Vous êtes resté quelques mois au CR Belouizdad en 2014, pourquoi êtes-vous parti aussi vite?

Oui je suis resté seulement quatre mois au CRB. Je suis parti pour deux raisons. D’abord dans l’entraînement au quotidien, j’avais trop de joueurs qui se plaignaient de la charge de travail, question discipline c’était compliqué. Et puis après j’ai eu des problèmes avec certains supporters très agressifs, ils balançaient des bouteilles, des cailloux, une atmosphère très tendue. Ce fut aussi l’année de la mort d’Albert Ebossé (joueur camerounais de la JSK mort après avoir reçu un projectile venant des tribunes). Je ne voulais pas me prendre un pavé sur la tête donc j’ai préféré partir.

« Lors de ma présentation au CR Belouizdad, la première question que l’on me pose en conférence : ‘Est-ce que vous êtes juif ?' »

Finalement, vous ne gardez pas un bon souvenir de votre passage en Algérie ?

Malheureusement, j’ai eu toutes sortes de péripéties. Pour mon premier match à la tête du CR Belouizdad, au retour d’un amical, on se fait caillasser par des supporters du Mouloudia d’Alger que l’on avait rencontré sur la route. Lorsque je terminais l’entraînement, la police m’encadrait pour que j’aille chercher ma voiture car les supporters du club me jetaient toutes sortes de projectiles. J’ai eu aussi un autre gros problème, initialement, en venant en Algérie, je devais m’engager avec l’Entente de Sétif. Mais suite à un différent avec un agent, ce dernier a fait sortir dans la presse que j’étais d’origine juive, et les dirigeants sétifiens ont finalement fait volte-face. Ensuite, en arrivant lors de ma présentation au CR Belouizdad, la première question que l’on me pose c’est « Est-ce que vous êtes juif ? », je vous laisse imaginer la situation… Par contre, j’ai rencontré un homme extraordinaire en la personne du président du club (Reda Malek). Le conseiller du président et le président m’ont traité de la meilleure des manières. J’ai été super bien reçu, dans un magnifique appartement, ils étaient vraiment aux petits soins avec moi.

Malgré cet épisode, vous suivez un peu le football algérien ?

Eh bien, figurez-vous que depuis que je suis parti d’Algérie et malgré avoir fait d’autres clubs en Afrique, je vais tous les matins sur Compétition.dz pour suivre l’actualité du football algérien.

zvunka malek crb

Vous avez donc suivi la belle première partie de saison du CRB cette saison ?

Oui bien évidemment et d’ailleurs juste avant le début de saison, j’avais signé au CS Chebba (Tunisie) au mois de juillet 2019. Nous sommes allés en stage au nord de la Tunisie, pas loin de la frontière algérienne et le CRB y était aussi en stage (rires) ! Du coup, j’ai retrouvé certaines personnes du club, le docteur, un kiné, et un joueur qui étaient toujours au club. Nous avons joué un amical contre eux en fin de stage (victoire 4-1 du CRB), une équipe très compétitive avec des joueurs de qualité. J’ai, d’ailleurs, beaucoup discuté avec Abdelkader Amrani que je connaissais de réputation, car il a une bonne carte de visite en Algérie. Nous discutions de football tous les jours durant le stage. J’ai lu il y a quelques jours qu’il regrettait d’être parti sur un coup de tête, mais bon, un moment donné, quand tu te fais insulter, ça va deux minutes !

Du coup, tout cela a un peu gâché votre découverte de l’Algérie…

Ah oui complètement! Et c’est bien dommage. Mais bon, vous savez, je me renseigne encore sur le football algérien via la presse locale et force est de constater qu’il y a beaucoup trop de violence et de matchs à huis-clos. Je prends pour exemple le dernier quart de finale de Coupe d’Algérie entre le CABBA et l’ESS, qui s’est terminé dans des conditions terribles.

« Le championnat en Algérie est d’un bon niveau…plus fin techniquement qu’au Maroc, beaucoup plus fort qu’en Tunisie »

Cette violence gâche l’attractivité du championnat c’est évident. Comment évalueriez-vous le niveau de la Ligue 1 algérienne ?

C’est un championnat d’un bon niveau. Il y a des joueurs techniques, c’est à la fois plaisant et également dur car il n’y a pas d’équipes faciles à rencontrer. Il y a de l’intensité dans les matchs, j’ai effectué six ou sept matchs (7 matchs, 4 défaites, 2 victoires et 1 nul) à la tête du CRB et ils ont tous été compliqué pour nous.

Vous êtes d’ailleurs revenu en Algérie avec le Club Africain en mars 2019, pour un match de Ligue des champions de la CAF face au CS Constantine?

Oui, nous avions remporté ce match (victoire 0-1 du Club Africain) mais cela n’a pas été suffisant pour se qualifier en quart de finale par la suite. Ce match a, lui aussi, été entaché d’affrontements entre les supporters et nous avions même eu du mal à regagner les vestiaires juste après l’échauffement. D’ailleurs, en parlant de Constantine, j’ai été, par deux fois, très proche de signer mais cela n’a pas abouti.

Peut-être dans un futur proche ?

Oui pourquoi pas, on ne sait jamais. C’est l’un des clubs qui pourrait me convenir en Algérie en terme de travail. Il est muni d’un grand stade avec une très belle pelouse et le fait qu’il soit un peu excentré par rapport à Alger est aussi intéressant.

Selon vous, le niveau du championnat algérien est-il au dessus des autres championnats africains que vous avez connu (Tunisie et Guinée) ?

Pour moi, c’est beaucoup plus fort en Algérie. Il y a le championnat marocain qui m’a l’air aussi de bonne qualité car j’ai rencontré de nombreuses équipes marocaines en compétitions CAF, des équipes très techniques mais aussi athlétiques. En Algérie, c’est peut-être moins athlétique que le Maroc mais beaucoup plus fin techniquement. Ensuite, la Tunisie, il y a deux, trois bonnes équipes comme l’Espérance, l’Étoile du Sahel et le Club Africain, mais lorsque j’y étais (NDLR : il a été coach du Club Africain entre février et juin 2019), nous n’avions pas les moyens de rivaliser avec les autres. L’Espérance de Tunis avaient de joueurs de très bons joueurs comme Anice Badri et Youcef Belaïli.

Que pensez-vous de Youcef Belaïli ?

Un joueur exceptionnel capable de faire des différences à lui tout seul. Je l’ai connu lorsqu’il été à l’USM Alger, et nous avions perdu (défaite 2-0 du CRB).

« Djamel Belmadi a su imposer sa patte et a été intransigeant sur ce qu’il a voulu mettre en place »

Un des artisans du sacre algérien à la CAN 2019. Qu’avez-vous pensez de la prestation globale des hommes de Belmadi ?

Dès le départ, j’avais dis que le Sénégal et l’Algérie iraient en finale si ils ne se rencontraient pas avant dans les phases à élimination directe. Djamel Belmadi a su imposer sa patte et a été intransigeant sur ce qu’il a voulu mettre en place. Il a eu une expérience à l’étranger qui lui a permis de prendre du coffre. Et puis je pense aussi que les journalistes l’ont laissé travailler, même si au début ils semblaient assez sceptiques.

Revenons à votre situation personnelle, avec la possible descente du club en National 2, pensez-vous que l’actuel projet du SC Toulon de revenir au premier plan est bel et bien mort ? Votre avenir au club est-il compromis ?

Je pense que oui, d’après les informations que j’ai pu avoir et comme je vous l’ai dis en début d’interview, la relégation du club devrait être actée (Interview effectuée le 14 avril dernier, Noël Le Graët (pdt FFF) a annoncé ce mercredi la relégation des quatre derniers de National dont le SC Toulon). Mourad Boudjellal (président du Rugby Club Toulonnais) aimerait reprendre le club de football, reste à savoir si l’actuel président le lui cédera, mais je pense qu’un autre projet va voir le jour dans les semaines à venir. D’un point de vue personnel, mon aventure avec le SC Toulon s’arrête là car je ne veux pas entraîner en dessous du championnat National.

Avez-vous des pistes pour un prochain challenge, peut-être en Afrique ?

Pour le moment et vu la situation dans laquelle nous sommes, la priorité est d’abord de préserver notre santé à tous. Mais lorsque le football reprendra, si il devait y avoir un challenge en Afrique qui m’intéresse, je l’accepterai.

La Gazette du Fennec vous remercie pour cet entretien. 

Je vous en prie, avec plaisir.

Entretien réalisé par Abdelkader Zinou pour La Gazette du Fennec

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