Ancien international français devenu consultant pour CBS Sports Golazo, Thierry Henry a récemment livré un témoignage empreint de nostalgie sur la Coupe d’Afrique des Nations, évoquant notamment Lakhdar Belloumi, l’une des grandes légendes qui ont marqué sa génération.
Dans un premier temps, le champion du monde 1998 est revenu sur ses premiers souvenirs liés à la CAN, remontant à la fin des années 1980, période durant laquelle le tournoi africain s’imposait déjà comme un rendez-vous incontournable pour les passionnés de football : « J’ai commencé à regarder la Coupe d’Afrique des nations en 1988 et cette édition était d’ailleurs au Maroc. Je crois que le Cameroun l’avait remportée contre le Nigeria. Vous vous souviendrez de certains noms, Roger Milla, Joseph-Antoine Bell… »
Belloumi, Ben Badi et l’empreinte culturelle de la CAN
Henry a ensuite expliqué à quel point la CAN faisait partie intégrante de son environnement quotidien, notamment dans son quartier, où les discussions autour des stars africaines rythmaient les échanges : « J’ai grandi en la regardant parce que d’où je viens, dans mon quartier, c’était comme ça. On regarde la Coupe d’Afrique des nations. Certains parlaient de Lakhdar Belloumi, qui était un joueur très célèbre en Algérie. Et tu avais aussi un joueur comme Abdoulaye Traoré, dont le surnom est Ben Badi, pour la Côte d’Ivoire. C’est un tournoi que j’ai toujours aimé regarder, parce qu’on y voyait du talent et de grandes équipes. J’ai suivi cette compétition, et je la regarderai toujours. »
Évoquant la CAN 2025, conclue dimanche dernier par le sacre du Sénégal face au pays hôte en finale, Thierry Henry a salué l’organisation marocaine : « La CAN était exceptionnelle. Le Maroc a fait du grand travail en termes d’infrastructure. Les stades, les hôtels étaient excellents. “
Il est également revenu sur l’épisode marquant de la finale, lorsque le Sénégal a quitté provisoirement le terrain : « Pour moi, on ne veut pas voir ça, on ne veut pas voir une équipe quitter le terrain. Est-ce que je comprends la frustration ? Oui. La manière dont ils s’y sont pris ? Non. Et pour moi ça ne va pas définir comment le tournoi s’est déroulé. »
Un regard critique sur l’arbitrage africain
Enfin, Thierry Henry a livré une analyse sur l’arbitrage, pointant un décalage persistant avec le niveau du spectacle proposé sur le terrain : « Les arbitres ne sont pas au niveau du spectacle. Toutes les choses qui se sont passées dans ces tournois parfois sont dues à des erreurs d’arbitrage »
Avant de conclure, sans détour : « Et je ne blâme pas les arbitres, je blâme les gens qui ne les forment pas pour atteindre le niveau du football qu’on regarde. C’est de ça qu’il s’agit. En dehors de ça, c’était un excellent tournoi. C’est devenu un tout petit peu plus intéressant à partir du quart de finale. Mais je regarderai toujours la Coupe d’Afrique des nations. »
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