Après deux démentis successifs qui n’auront servi, au fond, qu’à différer l’inéluctable, l’avenir de Walid Regragui à la tête de la sélection marocaine est désormais scellé. Le technicien et la Fédération Royale Marocaine de Football ont acté le divorce. La succession, elle, est déjà organisée.
Malgré les communiqués rassurants de la FRMF, le départ ne faisait plus guère de doute. Depuis plusieurs semaines, Regragui avait vidé ses bureaux au centre de regroupement des Lions de l’Atlas et informé le vestiaire de sa décision de s’en aller. Un choix mûri, mais longtemps maintenu dans une zone grise institutionnelle.
En réalité, les démentis de la FRMF visaient davantage à contester l’existence d’un accord de séparation qu’à nier le départ en tant que tel. Nuance de communication, certes, mais révélatrice d’un climat devenu pesant. Car le sélectionneur a refusé de revenir sur sa décision, expliquant à son entourage avoir très mal vécu le traitement dont il a fait l’objet de la part d’une frange des supporters durant la Coupe d’Afrique des Nations. Les critiques, vives et parfois acerbes, ont laissé des traces.
Une interview, dans laquelle il devrait revenir en détail sur ces épisodes et sur les raisons profondes de son choix, serait d’ailleurs imminente. Elle devrait être publiée une fois l’officialisation de la séparation entérinée par la Fédération, histoire de refermer proprement le chapitre.
À trois mois du Mondial, la succession de Regragui a été confiée à Mohamed Ouahbi. Il sera épaulé par João Sacramento et Youssouf Hadji.
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