Le CR Belouizdad s’apprête à mener une nouvelle bataille judiciaire. En plus du dossier qui l’oppose à son ancien entraîneur Sead Ramovic, le club algérois doit désormais faire face à une procédure engagée par Islam Slimani. L’ancien international réclame une indemnisation qui pourrait atteindre 45 milliards de centimes, soit environ 450 millions de dinars. Rien que ça !
Arrivé au Chabab en septembre 2024, Slimani avait signé un contrat de deux saisons avec le club de la capitale. À 36 ans, le champion d’Afrique 2019 n’a toutefois disputé que douze rencontres sous le maillot du CRB avant de quitter temporairement le club. En manque de temps de jeu et sans être parvenu à s’imposer, il avait été prêté au club belge de Westerlo.
Le différend entre les deux parties avait ensuite pris une tournure judiciaire. Slimani avait saisi la Commission de résolution des litiges de la Fédération algérienne de football (FAF), qui lui avait initialement donné raison et condamné le CR Belouizdad à lui verser une indemnité de 10 milliards de centimes.
Le club avait contesté alors cette décision devant le Tribunal arbitral du sport (TAS). À l’issue de cette procédure, le montant de l’indemnisation avait été considérablement revu à la baisse, le TAS accordant finalement à Slimani environ 600 millions de centimes.
L’ancien attaquant des Verts n’entend toutefois pas en rester là. Il a décidé de poursuivre la procédure devant la juridiction arbitrale sportive internationale et a mandaté deux avocats suisses pour défendre ses intérêts. L’audience est programmée le 15 octobre.
Dans cette nouvelle procédure, Slimani réclame notamment l’intégralité des sommes prévues dans son contrat avec le CRB, mais également sa prime de signature, différents revenus liés aux contrats de sponsoring et de publicité, ainsi que des dommages et intérêts. Le montant global de ses prétentions atteindrait ainsi 45 milliards de centimes.
De son côté, la direction du CR Belouizdad assure avoir préparé un dossier solide et estime disposer d’arguments suffisamment convaincants pour faire valoir les droits du club. Le Chabab entend notamment mettre en avant les obligations contractuelles auxquelles Slimani aurait, selon lui, manqué durant son passage au club. Parmi celles-ci figure le respect des engagements liés au droit à l’image.
La direction du CRB évoque notamment une séance de shooting publicitaire à laquelle l’ancien attaquant aurait refusé de participer ou ne se serait pas présenté. Pour le club, ce manquement constitue un élément important dans le différend qui oppose les deux parties. Il avait d’ailleurs été pris en compte lors de la première procédure, au terme de laquelle certaines prétentions du joueur avaient été rejetées.
Slimani revient désormais à la charge avec une demande beaucoup plus importante et entend obtenir l’intégralité des engagements financiers prévus dans son contrat, auxquels s’ajouteraient les différents préjudices qu’il estime avoir subis.
Pour le CR Belouizdad, l’enjeu est donc considérable. En parallèle au dossier Sead Ramovic, ancien entraîneur du club, qui réclame lui aussi les mêmes montants environs, cette nouvelle affaire constitue le deuxième contentieux particulièrement sensible auquel la direction doit faire face.
Le rendez-vous du 15 octobre sera particulièrement attendu. Une défaite du CRB sur ce terrain pourrait avoir des conséquences désastreuses sur la trésorerie du club. 12 matches et 3 buts seulement, l’addition risque d’être salée. Voire amère …
👀🟢 Qu'arrive-t-il à Mohamed Amoura ? 🇩🇿 pic.twitter.com/QO8pZPkyQy
— La Gazette du Fennec (@LGDFennec) October 6, 2026
