Dans un long communiqué rendu public ce dimanche, la candidat mauritanien a tenu à faire part de sa « stupéfaction » et de son « indignation » devant ce qu’il considère comme une violation radicale des règles de l’instance africaine alors que le candidat sud-africain est de son côté resté muet pour le moment. Membre du comité exécutif de la CAF et bénéficiant des faveurs de la FIFA, Ahmed Yahya a tiré à boulets rouges sur l’instance africaine et sa Commission de Gouvernance « indépendante » pilotée par le Congolais Constant Omari (Président par intérim de la CAF) et le Marocain Fouzi Lekjaa. Le dirigeant mauritanien évoque ainsi une « violation des statuts » et une « communication imprudente » tout en dénonçant un « traitement inéquitable des candidats » puisqu’il devra attendre pas moins de trois semaines pour finaliser son dossier de candidature au cours d’une réunion d’explication programmée au Caire le 28 janvier seulement.

La FIFA contraint la CAF à revoir sa copie

A ce titre, la FIFA n’a pas tardé à réagir pour remettre de l’ordre dans la maison africaine, venant ainsi en aide aux deux candidats Yahya et Motsepe en exigeant de raccourcir ces délais afin de valider définitivement ces dossiers de candidature. Dans une note d’information publiée ce dimanche, la CAF, à travers un Comité d’urgence réuni pour la circonstance, s’est littéralement pliée devant la FIFA en acceptant que les candidatures reçues soient soumises à la Commission de Contrôle de la FIFA « étant entendu que le Président de la CAF a vocation à devenir le Vice-Président de la FIFA ». Par ailleurs, la Commission de Gouvernance de la CAF est appelée à déterminer « une date d’officialisation dans les plus brefs délais, de la liste définitive de tous les candidats à toutes les élections à savoir : membres du Comité Exécutif, membres Conseil de la FIFA et Président de la CAF ». La tentative de la CAF d’évincer quelques candidats à la présidence a finalement tourné court après l’intervention de la FIFA. Alors que les prochaines élections sont programmées le 12 mars prochain au Maroc, de nombreux pays réclament une délocalisation de l’AG élective dans un autre pays, notamment en Égypte, au siège de la CAF.

La courrier du président de la Fédération mauritanienne :