Vladimir Petkovic ne sera pas sur le banc de l’Algérie à la reprise en septembre. Le désormais ex-sélectionneur des Verts s’est rendu à l’évidence : il n’était plus l’homme de la situation en plus d’être indésirable. La poursuite de sa mission devenait impossible. Le Suisso-Bosnien le savait pertinemment. Cela l’a dissuadé d’aller au bras de fer avec la Fédération algérienne de football (FAF). Même s’il jouissait d’un contrat en sa faveur.
Prolongé par Walid Sadi jusqu’en juillet 2028 juste avant la Coupe du Monde 2026, l’ancien entraîneur des Girondins de Bordeaux n’ira pas au bout du bail même s’il a atteint l’objectif assigné par la FAF qui était de qualifier les Verts au second tour du Mondial 2026.
Un vestiaire qu’il a perdu et une FAF plus intransigeante
Tout est allé très vite après le huitièmes de finale raté face à la Suisse durant lequel les camarades de Rafik Belghali ont déjoué avec un dispositif complètement défaillant mis en place par Petkovic. La réaction nonchalante de ce dernier et sa distance avec ses joueurs ont donné l’impression qu’il avait déjà perdu son vestiaire. D’ailleurs, le rapport envoyé par le coach à la FAF accablait ses protégés. En gros, il avait remis la faute sur eux. Rien de plus pire pour compliquer la reprise. De plus, pour le rassemblement de septembre, deux éléments importants ne seront pas là. Il s’agit de Riyad Mahrez et Aïssa Mandi qui ont décidé de raccrocher avec l’équipe nationale.
Sans ces deux capitaines, Petkovic n’aurait clairement pas eu la main sur l’équipage. La perte des deux briscards et le licenciement annoncé de Davide Morandi, son bras droit qui a manqué au devoir de réserve, étaient des coups fatals. A cela s’ajoute le fait que la FAF envisageait d’être plus intransigeante avec lui pour ce qui est de son obligation à rester en Algérie trois semaines sur quatre. Ce qu’il ne faisait pas auparavant. Un coup de pression qui a pesé dans le choix de Petkovic de renoncer à sa fonction. Malgré cela, c’est l’instance fédérale qui devrait dédommager le successeur de Djamel Belmadi pour qu’il s’en aille sans demander à ce que son bail soit soldé.
