Alors que Félix Sánchez Bas semblait être en pole pour succéder à Vladimir Petkovic sur le banc de l’Algérie, la donne semble en train de changer. En effet, la Fédération algérienne de football (FAF), qui avait pour idée principale d’engager un coach de l’école espagnole, pourrait modifier son profiling. En effet, le Belge Tom Saintfiet, dont le nom a été retenu par le Collège technique national réuni il y a 8 jours au Centre technique national (CTN) de Sidi Moussa, est une option sérieuse.
L’alternative est peu emballante quand on jette un œil sur le pedigree de Saintfiet. A l’exception de son passage marquant avec le Mali et le parcours intéressant à la CAN 2025 dans laquelle les Aigles avaient atteint les quarts de finale avant de se faire sortir, sur la plus petite des marges, par le Sénégal, vainqueur du tournoi, le concerné n’a pas de fait d’armes même si qualifier la Gambie pour deux CAN de suite (2021 et 2023) était quand même un exploit inédit pour ladite sélection car elle n’avait jamais disputé de phase finale de la messe continentale.
L’expérience africaine de Saintfiet et sa langue peuvent peser
Aussi, si l’on veut lui trouver des atouts, l’ancien driver des Scorpions a beaucoup de tempérament en plus d’être francophone et de maîtriser l’anglais. En effet, ce détail peut aider à garantir la pertinence dans la transmission des consignes aux joueurs, notamment, ceux qui ne parlent pas la langue de Molière comme Ibrahim Maza, et communiquer avec la presse algérienne. Cela limiterait les incompréhensions et les surinterprétations.
L’autre avantage, et il loin d’être négligeable, reste son expérience en Afrique. Saintfiet est passé sur le banc de 7 sélections du continent (Namibie, Zimbabwe, Ethiopie, Malawi, Togo, Gambie, Mali). Cependant, à l’exception de ses piges gambienne (44 rencontres) et malienne (20 sorties), il n’avait jamais fait long feu avec un total de 20 matchs avec les 5 premières équipes avant de faire preuve de plus de longévité plus tard.
Avec des échéances purement africaines qui se profilent sur les court et moyen termes pour El-Khadra, la greffe peut s’avérer réussie et peu couteuse. Quand bien même le nom risque de ne pas enthousiasmer grand monde. Le pari reste tout de même osé pour Walid Sadi, président de la FAF, qui ne peut pas se permettre de se tromper de choix. Surtout pas pour cette fois.
