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Binationaux: Zefizef, une com’ trop sommaire pour un dossier compliqué

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Ce vendredi matin, Djahid Zefizef, président de la Fédération algérienne de football (FAF), s’est confié sur l’Équipe nationale. Étaient évoqués la situation contractuelle du sélectionneur Djamel Belmadi mais aussi les renforts à venir au sein des Fennecs. Le patron de la FAF a, nommément, cité Amine Gouiri parmi les noms susceptibles de renforcer l’EN. Un intérêt qui ne serait pas réciproque de la part du joueur. D’ailleurs, le pensionnaire du Stade Rennais FC a littéralement nié l’existence de quelconque discussion avec les responsables algériens. Une gifle qui vient sanctionner une communication très approximative de Zefizef.

Avec du recul, on peut dire que le successeur de Charaf-Eddine Amara a tendu la joue pour se faire gifler. A ce niveau de responsabilités, cette façon d’aborder les sujets de haute sensibilité est peu délicate. Et cela pousse à croire que le premier responsable de la balle ronde nationale parle de dossiers dont il ne détient pas vraiment les détails.

Inadmissible de s’exposer au dédain

En tout cas, la désinvolture avec laquelle Gouiri a répondu à l’intérêt, qui ne peut qu’être concret puisque Zefizef l’a publiquement reconnu et que les médias français en ont pris connaissance, ne peut que consterner les Algériens. “Eh bein, même moi je n’étais pas au courant”, lâchait froidement l’attaquant en conférence de presse quelques heures après l’information. Des propos qui sonnent comme, “c’est le cadet de mes soucis” ou “la dernière de mes priorités”.

C’est du dédain auquel Zefizef a exposé la FAF et le maillot d’El-Khadra au point qu’un joueur, certes de qualité mais qui est loin d’être un crack car ses semblables jouent déjà pour les grands d’Europe, fait le pas intéressé. Tout cela en nuançant que son choix “n’est pas arrêté”. Les deux pieds chez les espoirs français et les yeux sur l’Euro-2023 de la catégorie mais aussi l’EN algérienne sous le coude en cas où les seniors de l’EDF le blackboule.

Belmadi a compris mais a “mal-agis”

Cette attitude est courante chez nombreux footballeurs jouissant de la double-nationalité. Et cela ne devrait pas augmenter l’attractivité des sélections africaines qui reprennent toujours ce qu’on peut qualifier des “restes” des produits des écoles européennes.

D’ailleurs, on comprend pourquoi Djamel Belmadi a essayé, après le sacre des Fennecs à la CAN-2019, d’arrêter de faire le forcing pour les binationaux. Mais, là aussi, il faut trouver un certain équilibre pour attirer les footballeurs sans donner l’impression de se plier en quatre pour les convaincre de défendre les couleurs de leur “deuxième” nation. Et cela commence par la mise en place d’un plan de com’ fiable.

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