Il y a quatre jours, l’Algérie et le Maroc animaient la petite finale de la CAN 2026 dames. La messe se jouait pour la 3e édition de suite chez les voisins de l’Ouest. Cette rencontre s’est décidée aux tirs au but en faveur des Vertes. Cependant, leurs adversaires pour la médaille de bronze ont failli s’imposer sur un penalty, pas le premier du genre, extrêmement généreux par l’arbitre. D’ailleurs, il y a lieu de noter que les sifflets ultrafavorables pour les Lionnes de l’Atlas ont été nombreux lors des trois dernières séquences du tournoi continental chez les féminines. Détails.
Triche ou coup de pouce ? C’est selon. Mais les faits sont là et ils présentent des anomalies nettes. Les chiffres sont l’illustration parfaite de l’implication directe des arbitres pour faciliter le parcours des Marocaines ces dernières années.
Un timing qui peut tuer les matchs
La sélection a pu atteindre la finale de la compétition en 2022, 2024. Pour 2026, elles étaient à un penalty près de composter le billet pour l’ultime étape si la gardienne du Cameroun n’avait pas sorti la grosse parade à la 118′ minute pour envoyer les deux équipes vers la roulette russe qui a souri aux Lionnes Indomptables. Le timing des “péno” est souvent stratégique car il intervient à des moments susceptibles de faire plier définitivement la partie.
C’était le cas contre les Algériennes. En effet, la referee avait désigné le point situé à onze mètres de la cage de Chloé N’Gazi lors du temps additionnel (90’+3). C’est pour dire que Benzina l’avait transformé, la messe aurait été dite pour les protégées de Farid Benstiti. Heureusement, le poteau était là pour éviter un nouveau scandale dans un match auquel le Maroc prend part.
13 penaltys accordés sur les 18 derniers matchs de la CAN féminine
On se souvient de la finale chez les messieurs le 18 janvier dernier et ce penalty cadeau accordé aux coéquipiers d’Achraf Hakimi qui a poussé le Sénégal à protester et suspendre momentanément la finale. L’influence de Fouzi Lekjaa peut se ressentir quand la sélection joue à domicile. En plus d’abriter la CAN dames chez eux, les Marocains se permettent de “recourir” à l’aide des directeurs du jeu mais aussi l’assistance vidéo aux arbitres (VAR) qui intervient constamment en leur faveur.
Par ailleurs, en repassant le déroulé des matchs de l’équipe nationale féminine du Maroc sur les 3 dernières CAN, on se rend compte qu’elle a pu bénéficier de 13 penaltys sur les 18 matchs disputées. La disproportion est flagrante. L’autre élément accablant est ce coup de pression mis publiquement par Lekjaa à l’arbitre Antsino Twanyanyuka (Namibie) qui avait dirigé la finale qui a primé le Nigéria à la CAN 2024. La honte est bue. Le calice aussi. La lose dans toute sa splendeur.
