Le moins que l’on puisse dire, c’est que Brahim Hemdani était attendu de pied ferme. Pour son premier grand oral devant la presse algérienne, le nouveau sélectionneur des Verts n’a pas été épargné. Manque d’expérience, passé international, refus de représenter l’Algérie à l’époque où il était au sommet de sa carrière à l’OM , certains journalistes n’y sont clairement pas allés de main morte.
La question était presque imparable. Comment Hemdani compte-t-il convaincre un jeune binational de choisir l’Algérie alors que lui-même avait, par le passé, refusé le maillot vert ? Une question qui fâche, posée sans détour. D’autres ont insisté sur son inexpérience au niveau international. Bref, le nouveau patron des Verts a eu droit aux questions qui dérangent. Qu’à cela ne tienne, il n’a pas vacillé.
Loin d’avoir été pris de court, Hemdani avait visiblement préparé son rendez-vous. Pas d’excès de verbiage, pas un mot plus haut que l’autre. Face aux questions parfois incisives, il a répondu avec calme, sans jamais chercher à esquiver ni à s’éterniser.
Derrière son micro, l’ancien international est resté droit. Tranquille. Certains y ont vu de l’honnêteté, d’autres une forme de maîtrise. Une chose est certaine, il n’a pas laissé ce premier grand rendez-vous se transformer en procès.
Une demi-heure aura suffi pour faire le tour des sujets, répondre aux questions, au-revoir et merci ! Un exercice qui ressemblait davantage à un examen de passage qu’à une simple séance de prise de contact.
Il n’aura donc pas fallu longtemps pour comprendre que Hemdani savait à quoi s’attendre. La presse ne lui a pas déroulé le tapis rouge. Elle l’a testé. Parfois sévèrement. En guise de stratégie, il a choisi de ne pas en dire trop. Peu de mots, beaucoup de sang froid et aucune volonté de surjouer le personnage.
Pour ce premier grand oral, le nouveau sélectionneur des Verts s’en sort sans dégâts. La suite, elle, ne se jouera plus derrière un micro. Elle se jouera sur le terrain. Et là, comme toujours, ce seront les résultats qui parleront.
