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Équipe nationale/ Latéral droit : Akim Zedadka, l’autre alternative

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Akim Zedadka vs SM CAEN

Titulaire indiscutable au sein du Clermont Foot Auvergne, Akim Zedadka (25 ans) effectue une belle saison en Ligue 2 et pourrait même découvrir l’élite française la saison prochaine. Zoom sur le latéral droit franco-algérien qui a déjà choisi de défendre les couleurs des Fennecs.

Du FC Istres au Clermont Foot 63 en passant par le RC Lens, l’AS Rémoise et le Marignane Gignac FC, le parcours d’Akim Zedadka n’a pas été de tout repos. Victime d’une rupture des ligaments croisés alors qu’il évolue au RC Lens, le latéral droit se retrouve au chômage et signe à Marignane, en National. Reparti en troisième division après avoir connu la Ligue 2 en 2016/2017, Zedadka redouble d’efforts et est repéré par le Clermont Foot 63 en 2019. Arrivé en tant que doublure, le Franco-Algérien a su s’imposer et est devenu titulaire indiscutable au sein du club auvergnat. En effet, le numéro 20 clermontois a disputé 28 matchs sur 29 en deuxième division française et s’est même offert le luxe d’inscrire un but. Cerise sur le gâteau, l’effectif de Pascal Gastien est troisième de Ligue 2 -avec un match en moins- et peut encore espérer l’accession en Ligue 1 sans passer par les barrages (1ère et 2ème place). Une donnée de plus en faveur de Zedadka pour une éventuelle future convocation dans le groupe Algérie.

Une carte à jouer

Contrairement au poste de latéral gauche où le titulaire indiscutable, Ramy Bensebaïni, est accompagné par d’autres profils dont Naoufel Khacef, Yanis Hamache, Mohamed Farès, Ilyes Chetti ou Hamza Mouali, il n’y a pas vraiment foule pour son pendant à droite. Logiquement titulaire, Youcef Atal vogue de blessure en blessure. C’est, d’ailleurs, à se demander si il pourra, un jour, redevenir le joueur qu’il a été lors de la saison 2018-2019 avec l’OGC Nice. Derrière, Hocine Benayada , Mehdi Zeffane ou Réda Halaïmia peinent à soutenir la comparaison. Pour preuve, le dernier nommé était monté en puissance lors des stages d’octobre et novembre (une passe décisive face au Zimbabwe) mais n’a pas été convoqué pour le regroupement de mars. Pour les deux autres cités, l’un vient de connaître sa première sélection en Zambie et affiche une certaine lourdeur défensive, l’autre, bien qu’appliqué tactiquement, n’a pas les qualités et l’assurance nécessaires pour apporter un surplus offensif. Dans l’animation de Djamel Belmadi où les latéraux ont une certaine importance, cela fait tâche. L’on pourrait aussi citer Haithem Loucif qui revient d’une expérience  chaotique à Angers et vient -à peine- de retrouver du temps de jeu avec l’USM Alger. Trop peu pour espérer quelque chose.

profil zedadkda akim lateral clermont

Reste donc l’option Akim Zedadka. Dôté d’un petit gabarit (1,73m), la latéral droit a un centre de gravité bas qui lui permet de faire des différences balle au pied. À l’image d’un Youcef Atal, il n’hésite pas à aller défier son vis à vis pour créer les premiers décalages au sein du bloc défensif présent en face. Véloce, le natif de Pertuis apporte son énergie nécessaire, que ce soit dans les 25 derniers mètres adverses ou dans le travail (priorité pour un latéral) défensif, des atouts qui pourrait peser dans la balance si de nombreuses défections surviennent à l’avenir du côté des Fennecs. Pisté par  plusieurs écuries de Ligue 1 dont l’AS Saint Etienne, Brest et Dijon, le latéral est conscient que tout peut arriver : « J’ai eu certains retours effectivement. Dans ma tête, je suis tranquille, mais ça me fait vraiment plaisir. Me dire maintenant qu’il y a des clubs de Ligue 1 qui me suivent, franchement ça montre que mon travail est reconnu. C’est une fierté personnelle, une satisfaction. Tout ce que tu donnes sur le terrain, ça plaît à des gens qui connaissent le foot. Ce sont des clubs de Ligue 1, il savent quand même de quoi ils parlent. Mais bon, pour l’instant, je ne me prends pas la tête, je suis sous contrat avec Clermont, même si la Ligue 1 ça reste dans un coin de ma tête. Pour moi c’est une courbe. En cinq ans, j’ai joué à cinq niveaux différents, donc oui tout peut arriver » avait-il déclaré pour Footmercato. Une chose est sûre, que ce soit avec Clermont ou un autre club, si Akim Zedadka poursuit sur cette voie, il devrait récolter le fruit de son travail très prochainement.

Belmadi a des vues sur lui

Interrogé par nos soins lors de la conférence de presse précédant les confrontations face au Nigéria et au Mexique en octobre dernier, Djamel Belmadi a évoqué le cas du joueur de 25 ans : « Akim Zedadka je le connais aussi, je suis en contact. Il a des qualités dans la trajectoire d’un Youcef Atal mais il doit avoir une progression sur certains points. J’en ai parlé avec son entourage, je ne vais pas exposer ses points ici mais son entourage sait ce qu’on attend. On l’a supervisé sur quatre ou cinq matchs ». La réponse du latéral droit ne s’est alors pas fait attendre : « J’ai toujours cet objectif de progresser quand on me parle de la sélection. Dès lors, le fait que l’on puisse parler de moi à ce niveau d’international, me pousse à progresser pour élever davantage mon niveau. Mais aussi à corriger les défauts que certains entraîneurs ont détecté en moi. Je pense qu’une fois un très très bon niveau en club atteint, le sélectionneur verra ma progression et pourra alors m’appeler. Maintenant que je sais qu’il y a un intérêt concret de l’équipe nationale, j’espère tout donner afin de convaincre le sélectionneur de faire appel à moi au prochain rassemblement » avait-il déclaré quelques jours après la sortie du sélectionneur national à son encontre.

zedadka akim clermont foot a

La sélection, Akim en parle depuis plusieurs mois. Fils d’un père algérien et d’une mère algérienne, le Vauclusien a toujours montré son amour et son envie d’évoluer pour la sélection des Verts. Toujours pour Footmercato, il était revenu sur ce choix effectué très tôt : « Quand il y a des jeunes binationaux, tu as des questions, ‘’tu aimerais jouer pour qui plus tard, France ou Algérie ?’’. Moi j’ai toujours dit que je voulais jouer pour l’Algérie. Ça ne s’explique pas. J’ai eu des échos comme quoi la fédération algérienne me suivait, que le coach appréciait ce que je faisais. Que dire ? Ça serait une fierté de rejoindre la sélection nationale ». Avant de poursuivre sur ses ambitions personnelles et son rêve de porter, un jour, le maillot vert et blanc : « Surtout quand tu vois le niveau de la sélection, tu vois qu’ils peuvent prétendre à des belles choses. Faire partie de ça dans une vie. Tu te rends compte, passer du chômage à disputer pourquoi pas une Coupe du Monde ou une CAN, ça serait fou et c’est quelque chose qui n’arrive pas à tout le monde. C’est l’une de mes priorités, mais je n’en fais pas une fixette ». À l’aube de ses 26 ans et après moults péripéties, Akim Zedadka y croit et semble vouloir faire le nécessaire pour y arriver. Ne serait-il finalement pas l’alternative dont on ne parle pas assez ? A noter enfin, qu’un Zedadka peut en cacher un autre puisque son jeune frère Karim Zedadka (20 ans, Naples), postule également pour une place de latéral (gauche ou droit) chez les Fennecs.

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