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Football Dz : Combine téléphonée et fermeté injoignable

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Un autre enregistrement et un autre épisode noir pour le football algérien. Certes, il faudra attendre les résultats de l’authentification comme le stipule la procédure judiciaire, mais les affaires pareilles deviennent récurrentes ces dernières saisons. Il n’y a pas de fumée sans feu et les responsables de la balle ronde ne donnent pas l’impression d’être en mesure de maîtriser les pratiques louches. Dans le passé récent, on peut même voir que des clubs coupables de combine n’ont jamais été punis sportivement. Lecture.



Certaines étaient cousues de fil blanc comme le match CRB Aïn Fakroun – AS Khroub lors de la saison 2015-2016 en Ligue 2, d’autres ont été tissées dans les coulisses sans que l’arrangement ne soit manifeste, les combines dans le football circus national sont devenues courantes. Au point de ne plus susciter l’étonnement quand elles sont mises à nue. Il y en a même qui les justifient en disant que « c’est toutes les équipes qui le font. C’est juste qu’il faut faire attention à ne pas se faire choper.» Impunément.

Souvenez-vous en 2013

Le mal est endémique. Il est normalisé aux yeux des supporters. Du moment que cela profite à leur club dans la mission sauvetage ou dans la course aux distinctions. Déjà, en 2013, il y a eu les accusations de Farid Nezzar, président CA Batna, à l’encontre de son homologue de la JS Saoura, Mohamed Zerouati, de vouloir arranger le match entre les deux équipes. Ce dernier avait envoyé un manager pour faire une proposition à la formation des Aurès. Si le chairman du team de Béchar avait été condamné à 18 mois de prison ferme (qu’il ne purgera jamais) pour tentative de corruption, sportivement, son équipe n’a pas été sanctionnée.

Trois ans plus tard, c’est une affaire en Ligue 2 qui a fait scandale. Le CRB Aïn Fakroun et l’AS Khroub se sont arrangés pour que l’US Chaouia soit reléguée. Les images de télévision montrent clairement le laxisme de la défense des Tortues pour laisser les Khroubis marquer le but qui les sauvera de la rétrogradation. Un succès inouï chez un adversaire qui n’avait pas perdu le moindre match à domicile depuis la troisième journée du championnat. Une rencontre jouée le 28 août 2015 face au CA Batna qui a accédé à l’élite à la faveur de sa seconde place cette année. Sur ce coup, après enquête, le CRBAF a été envoyé en DNA (3e division). Seulement, le Tribunal arbitral du Sport (TAS) a décidé d’annuler la mesure après recours.

Zaïm ou la délinquance vantée

Toujours dans les paliers inférieurs, il y a eu la séquence avec Abdelbasset Zaïm, homme fort de l’USM Annaba, qui a lâché une véritable bombe sur le plateau de télévision d’une chaîne sportive spécialisée. « J’ai déboursé 7 milliards de centimes pour acheter des matchs qui ont permis à l’USM Annaba d’accéder en Ligue 2. À tous ceux qui ne cessent d’insulter ma mère, je leur dis que Zaïm n’est pas un voleur. S’il n’avait pas mis son argent, leur équipe serait aujourd’hui en division amateur », s’est-il vanté.

De plus, il n’avait pas hésiter à banaliser le fait d’avoir usé de valise noire pour pouvoir s’assurer la montée en arguant que l’AS Khroub et l’USM Khenchela, respectivement leader et dauphin de la DNA (Groupe Est), ont recouru au même procédé pour prendre l’ascenseur au palier supérieur avec les Annabis. Une sortie médiatique irresponsable qui lui a valu 18 mois de prison dont 6 fermes. Pour la formation de Bône, elle jouera en Ligue 2 sans problèmes même si des faits de corruptions ont été reconnues.

Affaire CSC – JSK : preuves accablantes, sanctions légères

Par ailleurs, les entourloupes ne sont pas propres aux divisions inférieures. Dans l’élite, Chérif Mellal, qui dirige la JS Kabylie, avait accusé son homologue de l’O Médéa, Mahfoud Boukhelkhal, de lui avoir proposé de piper les dés de la rencontre de leurs deux équipes. Cela n’a pas valu plus qu’une audition pour les deux hommes et un dossier ouvert qui n’aura pas de suite concrète.

Les Canaris, toujours sous la direction de Mellal, ont été cités dans une autre affaire. Plus grave cette fois avec un document audio à l’appui. Une sonore dans lequel le patron du CS Constantine, Tarek Arama, montrait une disposition à accepter une « motivation » de la part des Lions du Djurdjura qui jouaient pour le titre. Objectif : battre l’USM Alger qui était leader du championnat devant la JS Kabylie.

Sauf que le règlement des championnats de football professionnel 2018/2019, dans son article 119, il est stipulé qu’il « est considérée comme tentative d’influencer le résultat d’une rencontre, toute proposition de motivation d’une équipe par une personne étrangère au club et ce quel que soit le moyen utilisé. La personne incriminée ainsi que son club encourent les sanctions prévues par les dispositions du code disciplinaire ». La suite on la connaît, une défalcation de 3 points pour la JSK et le CSC. C’était tout. La Ligue de football professionnel (LFP) et la Fédération algérienne de football (FAF) ont, encore une fois, manqué une occasion de frapper d’une main de fer et donner l’exemple.




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