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Pour Yahia, la renaissance de l’EN n’était pas à Omdurman

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Yahia avant 2

Pour beaucoup, le certificat de naissance de l’équipe nationale « new generation » était délivré à l’issue du barrage contre l’Égypte à Omdurman. Mais, pour Antar Yahia, qui s’est confié dans l’émission 100% Ligue 1, le statut de mondialiste a commencé à se dessiner avant cet historique 18 novembre 2009. L’ancien défenseur de l’EN estime que le 5 septembre 2008 était le véritable tournant.



Il était l’auteur du but qui a propulsé l’Algérie en Coupe du Monde 2010 après 24 années d’absence. Dans une interview visioconférence accordée à l’émission 100% Ligue 1, Antar Yahia a retracé le parcours des Verts vers les devants de la scène internationale. L’ancien sociétaire de VfL Bochum (Allemagne), qui a vécu l’ascension de l’intérieur, pense que tout a commencé contre le Sénégal (3-2) à Blida.

Et figurez-vous, ce jour-là, Yahia était buteur. Il inscrivait la réalisation du 3 à 1 qui avait permis aux siens de se mettre à l’abri et éviter le retour des Sénégalais. « Le tournant, ce n’était pas l’Égypte en 2009. C’est le Sénégal. Pour se qualifier en Coupe du Monde, il fallait finir deux fois 1er du groupe. On fait le premier groupe avec le Sénégal après tu te retrouves dans le groupe de l’Égypte. Mais si tu ne bats pas le Sénégal, on ne parle même pas de l’Égypte », indique-t-il.

En 2004, la solidarité était née

Pour lui, tout avait commencé en 2004 lors de la CAN tunisienne. « Chaque génération vit avec son temps. On était conscient que si on n’avait pas de résultats forts comme le Cameroun et le Sénégal, il n’y aurait pas d’évolution. Parce que les gens n’y croyaient pas. Et c’était logique. A l’époque, en l’Algérie, la priorité n’était pas le football. Il y avait le terrorisme et nous on a eu la chance de pouvoir jouer en équipe nationale pour essayer de redonner le sourire aux gens un peu. Mais on a traversé des moments très difficiles », se souvient l’ex-capitaine d’El-Khadra.

« On n’avait jamais battu une grande nation africaine. Quand on joue le Cameroun en Coupe d’Afrique 2004, j’avais 21 ans avec Karim Ziani. A l’aéroport, on entendait les gens dire ‘’ils vont en prendre 5 ou 6 contre le Cameroun’’. A l’époque, le Cameroun avait sa grande génération. Déjà, là, il y a eu un truc de solidarité qui est né entre nous. On fait 1 partout contre le Cameroun. On bat l’Egypte à 10 contre 11 et on avait envie de vomir à la fin », s’est rappelé celui qui est passé une saison par l’équipe réserve de l’Inter Milan.

La messe africaine de 2004, c’était bien beau. Mais suite à l’élimination en quarts de finale face au Maroc, il n’y a pas eu vraiment de continuité. Puis vint la campagne qualificative pour le Mondial 2010 qui semblait très compliquée. Les Lions de la Téranga pour le premier tour, ce n’était pas gagné d’avance. Presque peine perdue. Cependant, lors de la 5e journée, les coéquipiers de Diouf sont venus à la citadelle de Mustapha Tchaker avec l’espoir d’en finir. C’était sans compter sur les poulains de Rabah Saâdane qui les avaient dominés 3 buts à 2. Résultats qui les avaient propulsés aux commandes de la poule 6. Au Libéria, les Dz feront un nul (0-0) au moment où la Gambie accrochait le Sénégal (1-1). C’était le coup pouce du destin.

« Joueurs de devoir »

Par la suite, il y a eu la seconde écrémage dans le quatuor de l’Égypte et un autre succès (3-1) remarquable dans l’antre de la ville des Roses contre les Pharaons, injouables à l’époque. Ce qui avait fait la différence face à l’ogre de l’Afrique en cette période était beaucoup plus la grinta que la supériorité technique. « On ne pouvait pas s’en cacher, il n’y avait pas le talent de la génération actuelle. On avait des groupes restreints dans l’homogénéité je veux dire. Aujourd’hui, on a un groupe de 30 joueurs qui se valent pratiquement tous. Nous, on était des joueurs de devoir avec quelques garçons qui avaient plus de talents que nous. On a fait le travail ensemble », reconnaît Yahia.

Ce dernier, qui est pressenti pour devenir Directeur Général de l’USM Alger, jouera le Mondial sud-africain avec la sélection en été 2010. Avant cela, il y avait la CAN de la même année où les Fennecs avaient atteint la demi-finale avant de s’écouler (4-0) contre les Égyptiens. Un bien bel aboutissement après 6 années de loyaux services pour l’équipe nationale qu’il quittera en 2012 après avoir porté la tunique à 53 reprises et inscrits 6 buts parmi lesquels 2 qui ont pesé lourd.

Le match Algérie-Sénégal (3-2) à Blida en 2008 :




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