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Haltérophilie: Walid Bidani soulève des anomalies à la Fédération

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Bidani

Double médaillé aux Jeux Méditerranéens 2022 à Oran dans le concours d’haltérophilie, Walid Bidani a poussé un coup de gueule pour dénoncer les pratiques de la Fédération algérienne de la discipline (FAH). Cette dernière, que préside Smaïl Boulahia, est en train de lui mettre du plomb dans les ailes. Et ce alors que les Jeux Olympiques Paris-2024 se profilent.

Contraint de faire l’impasse sur les JO-2020 de Tokyo (Japon) en raison d’une infection au Coronavirus alors qu’il était potentiel médaillable, Bidani veut rattraper le coup lors des prochaines Olympiades. Toutefois, sa relation avec la FAH risque de déteindre sur sa préparation. En effet, la structure fédérale conteste le fait qu’il collabore avec son entraîneur personnel Abdelaziz Mezouar. Aussi, l’instance ne lui a jamais versé l’argent de préparation que l’Etat met à la disposition des athlètes d’élite.

Qui veut la tête de Mezouar ?

Afin de parler de cette situation conflictuelle, le champion du monde junior de 2014 a fait une vidéo qu’il a postée sur sa page Facebook. « Je lance un appel solennel au président de la République Abdelmadjid Tebboune ainsi qu’au Ministre de la Jeunesse et des Sports pour leur dire que l’haltérophilie est en danger ». Par ailleurs, l’athlète de 28 ans révèle qu’« avant les JM, j’avais beaucoup de contraintes. J’étais sans entraîneur excepté Abdelaziz Mezouar. Selon la fédération, ce dernier ne peut pas m’entraîner car il n’a pas les qualifications pour cela. Ils disent qu’il doit étudier pendant 50 heures afin d’avoir le niveau requis pour me coacher ».

Ainsi, Bidani dit trouver cet argument aberrant. « On a toujours travaillé ensemble pour les Championnats du monde et autre. Je devais même remporter une médaille olympique à Tokyo-2022 mais j’ai dû y renoncer à cause du Coronavirus. Oui, il doit peut-être être formé pour avoir le diplôme. Mais on peut différer ça pour le moment car je dois faire la préparation », estime-t-il.

Il n’a pas touché sa bourse de préparation

Le médaillé d’or à l’arraché lors des JM-2022 indique qu’« ils (les membres de la FAH, NDLR) ont dit que c’était interdit qu’il m’entraîne. On m’a contraint à m’entraîner seul à la maison durant les mois de mars et avril en raison de ce problème. Le 10 mai, j’ai rallié Alger car je devais aller en stage en Turquie pour 1 mois et demi. J’ai rencontré beaucoup d’obstacles. On ne m’a pas donné l’argent pour le stage en Turquie ».

Pourtant, l’enfant de Maghnia rappelle que « le MJS a versé l’argent à la Fédération pour ma préparation. Mais l’instance m’a dit qu’il n’y en avait pas. C’était l’argent que l’Etat a consacré pour moi afin que je puisse voyager et faire ma préparation en tant qu’athlète d’élite. Il avait disparu », révèle-t-il non sans préciser qu’il s’est « retrouvé à couvrir personnellement mes dépenses afin de ne pas manquer le rendez-vous des JM et honorer l’Algérie ».

« Qu’on ne me dise pas “pourquoi tu n’a pas parlé plus tôt” »

Face à cette situation « le COA est intervenu. Ils m’ont permis de m’entraîner en Turquie à Gloria Antalya qui est considéré comme l’un des meilleurs complexe au monde. Cela m’avait grandement aidé pour performer lors des Jeux Méditerranéens », raconte l’haltérophile. Toutefois, il regrette qu’« après ma performance, rien n’a changé. C’est comme si de rien n’était » non sans rappeler que « le Président de la République a parlé et dit qu’après les JM, aucun des médaillés ne doit être livré à lui-même ne serait-ce qu’un jour. Surtout ceux qui seront aux JO 2024. Monsieur le président, sachez qu’on m’a délaissé pendant 2 mois ».

Pour Bidani, « la Fédération est gérée par des personnes qui n’ont rien à voir avec ce sport et qui tentent par tous les moyens d’imposer des décisions incohérentes. Je veux juste que les autorités interviennent. Les JO sont dans moins de deux ans. Je ne suis pas là pour régler des comptes et je parle maintenant sans attendre 2023 pour le faire parce que ça sera trop tard. Je ne veux pas qu’on me dise ‘’pourquoi tu n’as pas parlé plus tôt ?‘’ », lance-t-il. Dès lors Abderrezak Sebgag, premier responsable du sport en Algérie, devrait intervenir le plus tôt possible pour enlever ce poids sur le dos d’un sportif qui a toujours tâché de performer malgré les contraintes.

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