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Haris Belkebla : « Soit je tombais en dépression, soit j’allais de l’avant »

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Haris Belkebla CAN 2019 Djamel Belmadi Algérie

Invité par le média Vista FR, Haris Belkebla est revenu sur son parcours en club mais également sa fierté de pouvoir représenter l’Equipe nationale algérienne. Exclu du groupe lors de la CAN 2019 pour un écart de comportement, le milieu du Stade Brestois a, pour la première fois, évoqué ce fâcheux épisode.

Titulaire indiscutable au sein du Stade Brestois 29, Haris Belkebla a fait de la route avant d’atterrir en Bretagne et de pouvoir performer en Ligue 1. Passé notamment par le pôle Espoirs de Reims, l’US Boulogne et le VAFC, c’est véritablement au Tours FC que l’Algérien va faire parler de lui en Ligue 2. Des prestations qui vont taper dans l’œil du technicien, Jean-Marc Furlan. Ce dernier n’hésitera pas à contacter le Fennec afin de l’accueillir chez les Pirates.

Présent avec l’équipe nationale algérienne U23 aux Jeux Olympiques de Rio 2016 alors qu’il évoluait encore avec les Tourangeaux, Belkebla a, par la suite, poursuivi son bonhomme de chemin jusqu’à être sélectionné parmi les 23 joueurs en vue de participer à la CAN 2019. Une compétition qu’il ne disputera finalement pas suite à un écart de comportement.

« Mon père ne m’a plus parlé pendant des semaines »

A travers cet entretien organisé par Vista, l’international algérien est revenu sur les jours qui ont suivi ce malheureux épisode : « J’étais dans le mal, j’ai pris l’avion tout seul, je suis même pas rentré chez moi en arrivant en France. Mes potes sont venus me chercher à l’aéroport car ils savaient que je traversais un moment difficile. J’étais un peu abattu, mon père ne me répondais plus au téléphone, on ne s’est pas parlé pendant des semaines, il ne voulait rien savoir. Avec le recul, je le comprends totalement ».

Après plusieurs jours passés chez un ami, le natif d’Aubervilliers décide de rentrer chez ses parents à la suite d’un appel de sa maman : « Quand ma mère a su que j’étais à Aubervilliers, elle m’a dit de rentrer. Et là, en arrivant chez moi, c’était compliqué car tu vois que tes parents sont déçus, ta famille et tout le peuple algérien également. J’étais la fierté de ces personnes-là et j’ai tout gâché sur une bêtise. Ne pas jouer la CAN et décevoir tout le monde, c’était dur mentalement ». Une épreuve que le milieu de terrain arrivera à surmonter grâce à sa force de caractère.

« Depuis tout petit, je suis un battant, un soldat »

Cet événement aurait pu asséner un irréversible coup au moral du numéro 7 de Brest, il n’en fut rien : « Depuis petit je suis comme ça, c’est dans la tête que ça se passe. Mes parents et ma famille m’ont inculqué des valeurs et m’ont toujours dit qu’il fallait rien lâché dans la vie. Je pense aussi qu’avoir grandi à Aubervilliers m’a énormément aidé. C’était soit tu tombes en dépression, t’arrêtes le football ou je sais pas, soit tu rebondis et tu vas de l’avant. A ce moment-là, je me disais déjà ‘pourquoi pas retrouver une place en sélection’. J’avais toujours dans un coin de ma tête de revenir un jour ».

Enfin, Haris est également revenu sur l’aide psychologique du sélectionneur national, Djamel Belmadi, qui ne lui a pas tourné le dos pour autant : « Le coach Belmadi a été très important car c’est comme un grand frère pour nous. Il me dit que j’ai fait une bêtise mais il ne m’a jamais blacklisté, même dans ses interviews, il laissait la porte ouverte à un retour ». Un retour qui s’est finalement effectué face à la Zambie (5-0, Belkebla a fait son entrée à la 71ème minute), quelques mois après l’incident en question : « Tout le monde m’a très bien accueilli » ajoutera-t-il.

Depuis, le Brestois a bien négocié sa première titularisation avec les A face au Nigéria (1-1) avant de pouvoir faire son entrée en jeu face au Mexique (2-2) puis à Harare, contre le Zimbabwe (2-2).

>> L’interview complète :

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