Le contenu a été franchement mauvais mais le résultat bon. L’équipe nationale a réalisé l’essentiel face à la Jordanie en s’imposant difficilement 2 buts à 1 grâce à deux coups de pied arrêtés. Dans le jeu, les Verts ont manqué de mouvement et de précision. Pas de quoi pouvoir bouger le bloc bas des Jordaniens. Fort heureusement, la réussite a fini par sourire aux protégés de Vladimir Petkovic. D’ailleurs, le sélectionneur n’a pas réussi à mettre un plan efficace pour dominer le plus faible adversaire du groupe “J” dans la Coupe du Monde 2026.
L’impression est forcément mitigée entre savourer le succès et s’inquiéter pour le contenu proposé par les Fennecs. Les imprécisions perdurent. Le doute aussi. Même quand des changements dans le onze entrant sont opérés, le rendement ne s’améliore pas forcément. L’entité est défaillante.
Si Mahrez met ses deux occaz’, ce n’est plus le même match
Illustration avec Ramiz Zerrouki qui avait bien commencé avant de faire une passe sans destinataire. Une gaffe qui a profité à Al Nashama pour ouvrir le score à la 36e minute. Derrière, personne n’a rattrapé l’erreur. Ni Belghali, ni Mandi ou Aït-Nouri n’ont rectifier le tir. La réalisation de la Jordanie a complètement chamboulé les plans et El-Khadra a commencé à balbutier son football. Pourtant, quelques instants auparavant, l’Algérie avait l’occasion de mener au score. A deux reprises.
Assez inspiré sur ses appels de balles, Riyad Mahrez était à la réception de deux ouvertures astucieuses (20′ et 33′) de Hicham Boudaoui. Malheureusement, sur la première, le contrôle était bon mais le ballon est resté dans le pied alors que sur la seconde, il a gagné le duel face au défenseur avant de se heurter au portier Abu Leila. Clairement, si le capitaine avait réussi à mettre le ballon au fond, la physionomie de la partie aurait potentiellement semblable à celle de Corée du Sud – Algérie en 2014. Ce sont des détails qui font la différence et compliquent ou facilitent la tâche. Pour cette nuit, c’était le second script. Fort heureusement, les meubles ont été sauvés in extremis par Benbouali (69′) et Gouiri (82′). Toutefois, avec ce niveau d’approximations, sans vouloir précipiter le mauvais présage, il n’y a pas de quoi et avec quoi espérer aller loin dans ce tournoi.

