C’est menée 1 but à 0 que l’Algérie était rentré au vestiaire à la pause face à la Jordanie (succès 1-2) mardi dernier. Riyad Mahrez savait que la sélection avait un pied en dehors de la Coupe du Monde 2026 à cet instant-là. Profitant de la halte, l’homme aux 118 capes n’a pas manqué de secouer ses coéquipiers afin qu’ils reviennent sur la pelouse avec de meilleures intensions et la faim nécessaire pour décrocher les trois points. Le discours du capitaine, d’habitude très calme, était, selon nos informations, à la fois surprenant et haranguant. On peut carrément dire qu’il a remonté les bretelles aux siens dans les vestiaires du Levi’s stadium. D’ailleurs, cela a porté ses fruits en considération du résultat final.
De retour dans le onze des Fennecs après avoir appris à la dernière minute sa présence sur le banc lors de la première sortie contre l’Argentine (défaite 3-0) le 17 juin écoulé, Mahrez a livré une copie assez intéressante malgré deux occasions, qu’il a eu le flair de créer grâce à des appels de balle remarquables, manquées à cause d’un ballon qui était resté un peu trop sur le pied sur la première ou la parade du portier adverse sur la seconde.
Il a montré la voie et donné de la voix
On a pu le voir. Le pensionnaire d’Al Ahli Saudi FC voulait montrer la voie aux siens pour sortir du traquenard jordanien. Ainsi, selon nos informations, il a donné de la voix à la mi-temps pour demander, sur un ton très ferme et haussé, aux coéquipiers de mettre plus d’impact et de se réveiller afin de ne pas laisser ce match filer. Ce véritable coup de gueule de Riyad Mahrez, a littéralement choqué ses partenaires et le staff algérien qui n’ont jamais vu le capitaine s’énerver de cette manière en usant de mots très forts. De retour sur le terrain, il était à la baguette du corner qui emmenait le but égalisateur de Nadhir Benbouali (69′).
Mahrez cèdera sa place à Anis Hadj Moussa, son successeur annoncé, durant le deuxième “cooling break” (76′). Appelé à s’asseoir sur le banc, le passeur historique d’El-Khadra (40 offrandes) ne voulait pas trop quitter ses coéquipiers. D’ailleurs, en bon capitaine, il n’a pas cessé de les encourager assis sur une glacière et verra Amine Gouiri (82′) donner l’avantage à l’EN pour décrocher un succès vital qui a relancé l’Algérie dans cette épreuve avant l’explication contre l’Autriche dans trois jours.



