Le CR Belouizdad a enregistré sa 7e recrue pour le mercato estival. Les Rouge et Blanc signent Yousri Bouzok (29 ans) pour 4 ans. L’ancien pensionnaire d’Al Raed FC (D2 saoudienne) est devenu, par la même occasion, le joueur le plus cher de l’histoire du football algérien. L’estimation totale de son bail est de 600 millions de dinars (60 milliards soit 4 millions d’euros sur 4 ans) primes de signature et salaires confondus. C’est tout simplement stratosphérique.
Bouzok était proche de s’engager avec le MC Alger. C’était avant que le Chabab ne s’invite sur la table et sorte le chéquier. La direction belouizdadie a – et c’est le moins que l’on puisse dire – mis le paquet sur l’ex-sociétaire du Paradou AC passé aussi par le Raja Casablanca (Maroc). Depuis deux ans, l’ailier droit évoluent en Arabie Saoudite avec un bilan modeste de 8 buts en 30 matchs en seconde division la saison dernière.
Prime de signature à 12 milliards et un salaire de 1 milliard/mois
Pour persuader l’attaquant de les rejoindre, les gars de Laâquiba lui ont offert une prime mirobolante de 12 milliards de centimes (790 000 euros) à la signature. Aussi, en matière de mensualité, on est sur un barème semblable à celui d’Aymen Mahious (JS Kabylie) et Farid El Mellali (CR Belouizdad). On dépasse la barre du milliard de centimes (10 millions de dinars)/mois soit près de 66 000 euros nets mensuelles. Aujourd’hui, ces émoluments se vulgarisent pour un footballeur de la Ligue 1 Mobilis. Pourtant, cette dernière n’offre aucun joueur de champ digne du nom à la sélection nationale.
Bouzok touchera un sacré pactole et des honoraires pas vraiment justifiables tant le joueur n’est même pas un international algérien A. L’aberration est totale tout comme cette nouvelle tendance qui veut que chaque joueur qui réussit à s’exporter, même dans un championnat voisin ou arabe, revient au pays avec une “estime” décuplée. Manifestement, l’inflation touche même le foot en surcotant les joueurs qui font le chemin inverse. L’ambition sportive baisse et la valeur marchande monte en flèche. C’est pour dire que notre balle ronde continue à marcher sur la tête niveau gestion. Et les agents prennent un malin plaisir à faire monter les enchères. Surtout quand la “cible” fait l’objet d’un intérêt entre club rivaux et opulents financièrement. Des clubs financés, pour rappel si besoin, par l’argent publique…
