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Les binationaux et le choix du “cœur”, le sempiternel débat

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clap fekir et mbappe france

Les propos de Benoit Assou-Ekotto, international camerounais, sur la supposée hypocrisie des joueurs européens d’origine africaine, a fait couler beaucoup d’encre cet été. Elle était destinée, d’une manière à peine voilée, au prodige français Kylian Mbappé. Il leur est reproché de jouer pour la sélection européenne tout en affirmant « aimer » leur pays d’origine. Au-delà de la polémique, la bi(tri)nationalité continue de poser problème à certains. L’excellent édito du site Ultimodiez.fr, éclaire le sujet de manière équilibrée.

Kylian Mbappé, la star montante du football mondial, de père camerounais et de mère algérienne, avait répondu du tac au tac à la pique de Benoit Assou-Ekotto. L’attaquant du Paris SG avait renvoyé le Camerounais à ses « valeurs » qu’il a bafoué en Coupe du monde 2014 lorsqu’en plein match il avait failli en venir aux mains avec ses coéquipiers. On pensait que l’histoire était close surtout que depuis, le jeune Français est devenu champion du monde, mais non ! Vendredi dernier, Assou-Ekotto, a persisté dans sa critique, droit dans ses bottes, sur de son argumentaire.

Invité sur le plateau de l’émission de RMC Sport Le Vestiaire, l’ancien latéral de Tottenham a été invité à revenir sur ses propos datant du mois de février. Il les a maintenu. Voici, en résumé, ce qu’il a développé : “Mettez-vous à la place des joueurs camerounais. Toi, joueur français tu vas venir développer notre football… Reste chez toi, va aider tes gens à Bondy, dans ton quartier, dans ta France.” “Oui tu aimes l’Afrique, tu aimes ceci, tu aimes cela. Mais tu n’y vas pas. C’est quoi cette histoire ?” “Oui tu aimes ta femme, mais tu pars avec une autre. Ce jeu là je le connais, manipuler l’opinion public et bla bla”.

Mais ce qui nous intéresse dans cette histoire, c’est ce qui se cache derrière les propos de l’international camerounais. Nous avons été et nous serons encore confrontés à ces Algériens de « cœur » qui jouent pour la France. Nabil Fekir, le dernier en date, avait quasiment les deux pieds à Sidi Moussa avant de faire volte-face « en se couchant » devant Jean-Michel Aulas. Tout a déjà été dit sur son cas.

Si on remonte le temps, Ali Benarbia, avait pris son temps pour bien réfléchir à la sélection. Ce temps ne cachait probablement rien d’autre que l’espoir de voir une convocation venir de l’Équipe de France. Il est clair que  « les sélections africaines sont devenues des sélections de repli pour un nombre hallucinant de binationaux ». Aujourd’hui, certaines nations ne se posent presque pas de questions et s’épargnent un débat (stérile ?) pro-locaux. Pour preuve, voyez donc l’importance de joueurs « pros » dans certaines sélections.

Alors que penser des choix (pour ceux qui l’avait) des Benarbia, Brahimi, Feghouli, Mahrez ou bien Fekir ? En fait, comme le dit l’édito d’Ultimodiez, il ne peut exister de généralité tant « le choix d’une sélection relève de l’intime », des circonstances. Ce qui est sûr c’est que le « lieu de naissance est anecdotique quant à la détermination de la nation » de « cœur » mais tout le monde gagnerait à ce que les joueurs concernés fassent un choix sans hésitation, en pleine conscience.

Khelifa Samir, La Gazette du Fennec

>> Lisez l’Édito U10 de Walid WALEADEUR

[EDITO] Que faut-il penser des propos de Benoît Assou-Ekotto?

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