Baghdad Bounedjah a été écarté du stage de préparation de la Coupe du Monde 2026 par Vladimir Petkovic. Après son acolyte Youcef Belaïli, c’est autour Amar Ammour de voler au secours de l’avant-centre. Le Ballon d’Or algérien 2003 estime, dans une intervention sur Echourouk News, que l’attaquant est tout simplement indispensable pour la sélection.
La décision est forte. Petkovic décide de se passer d’un cadre du vestiaire algérien. Il s’agit aussi de l’auteur du but du sacre de l’Algérie à la CAN 2019 en Egypte face au Sénégal. Au-delà du fait qu’il marque ou pas, Bounedjah, qui est aussi 4e meilleur buteur d’El-Khadra (36 réalisations), est important devant. C’est ce que n’a pas manqué de noter Ammour.
“Légitimité historique”
Pour l’ancien pensionnaire de l’USM Alger et le CR Belouizdad, le constat est clair. “L’équipe nationale algérienne a besoin de Baghdad Bounedjah. Bounedjah possède un profil différent des autres attaquants. Lorsque vous jouez avec des ailiers, vous avez besoin d’un joueur comme lui. C’est un attaquant de pivot qui excelle dans le jeu dos au but. Il aide à fixer les défenseurs et possède une efficacité dans la finition. De plus, il presse de manière excellente et il a réalisé une bonne saison avec Al Shamal”, décrypte Amour.
Déjà zappé pour le barrage du Mondial 2022, sous pression “populaire”, par Djamel Belmadi, le natif d’Oran subit la malédiction de la Coupe du Monde d’une autre manière cette fois. Dans sa plaidoirie, Ammour estime que l’impact de Bounedjah au sein de l’équipe nationale est “important et même en termes de légitimité historique, il mérite d’être à la Coupe du Monde.” Au-delà de l’aspect de la symbolique, il y a de quoi se joindre aux paroles d’Ammour. D’autant plus qu’avant lui, Eric Chelle, coach du Nigéria, avait relevé qu’il y a une Algérie avec et sans Bounedjah. Clairement, Petkovic devra assumer ce choix.
