Plus de 130 milliards de centimes (1 000 000 000 DA), soit près de 8.5 millions d’euros, c’est le montant que pourrait encaisser le Paradou AC lors de ce mercato estival. Cette somme englobe la vente de certains joueurs après la descente en Ligue 2 algérienne et la revente d’autres anciens sociétaires qui ont quitté le club auparavant.
Les rangs se vident. En parallèle, la trésorerie se remplit. Ce grâce à un projet lancé par Kheireddine Zetchi il y a une presque 20 ans auparavant. En 2007, le président paciste a décidé de ramener Jean-Marc Guillou pour mettre en place une véritable école. Prospection, formation et façonnage des diamants bruts algériens, du vrai travail. Bien sûr, au bout, il y a des résultats.
Du moulin sortirent les Bensebaïni, Atal et Boudaoui devenu des footballeurs de premier rang jusqu’à intégrer la sélection. Le pari était osé. Néanmoins, il a suffi qu’un chairman y croit. Son équipe devienra l’exception dans un environnement foot caractérisé par le bricolage et l’achat compulsif durant les mercato. Le Paradou AC quant à lui s’est voulu producteur et vendeur. Bingo !
Plus de 3 millions d’euros en ventes directes
Aujourd’hui, c’est les footballeurs passés par le team de Hydra qui animent le marché domestique. On citera Yousri Bouzok, revenu en Algérie par la porte du CR Belouizdad contre un salaire mirobolant après des expérience au Raja Casablanca (Maroc) et Al Raed (Arabie saoudite), ou encore Raouf Benguit, recrue majeur à l’USM Alger qui a aussi chipé Ramdaoui (150 millions de DA/près d’un million d’euros) et Bouziani (80 millions de DA/515 000 d’euros)
D’autres ont rallié le MC Alger comme Kohili et Abdelkader (220 millions de DA à eux deux/1.4 millions d’euros) qui rejoignent un certain Naïdji, ancien de la maison. Il y a aussi Bendouma et Soukkou (120 millions DA/775 000 euros) qui ont signé à la JS Kabylie alors que Kermiche (30 millions DA/près de 200 000 euros) a rejoint le CRB.
Malgré la relégation, le PAC en a toujours à revendre
Les destinations sont de renoms car il s’agit des meilleurs clubs de la Ligue 1 Mobilis dotés d’une manne financière qui leur permet de payer le prix d’un produit à la qualité désormais remarquable avec une capacité d’exportation vers d’autres cieux. Certes, le PAC envoie moins de joueur vers l’Europe. Le dernier gros transfert était celui d’Adil Boulbina parti dans le Golfe porter les couleur d’Al Duhail SC (Qatar) contre un chèque avoisinant les 4 millions d’euros. Aujourd’hui, l’attaquant voit son nom circuler du côté d’Al-Diriyah Club en Arabie saoudite contre un montant de 13 millions de dollars.
En cas de transaction, son ancien employeur en Algérie devrait toucher un pourcentage (40%0 à la revente soit 3.5 millions d’euros annoncés) comme c’était le cas pour Yacine Titraoui (2 millions d’euros) après son transfert depuis le Royal Sporting Club Charleroi (Belgique) vers le RC Lens. L’été dernier, son compatriote Adem Zorgane, lui aussi cédé par les Carolorégiens à la Royale Union Saint-Gilloise, avait rapporté un joli chèque (2.5 millions d’euros) au PAC grâce à la clause de revente que le PAC intercale à chaque fois qu’il cède un bon de sortie. Pour le milieu de terrain, c’était du fifty/fifty. Le business est bien huilée. Il est le fruit de la patience et d’une politique de long terme rare en Algérie.
