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Pour Slimani, tous les chemins mènent au Qatar… et on vous explique pourquoi !

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slimani islam sourire

Mais où est-ce qu’Islam Slimani va atterrir ? Le deuxième meilleur buteur de l’équipe nationale, auteur d’une formidable première partie de saison l’an dernier à Monaco, est aujourd’hui mis de côté à Leicester. Ne disputant que 19 minutes cette saison en Premier League, il a même été, comme s’il fallait lui faire passer un message, envoyé en équipe réserve pour jouer contre les U23 de West Ham. Il faut dire que l’attaque des Foxes, composée notamment de Jamie Vardy, fonctionne à merveille puisque le club est actuellement 4ème de Premier League. Libre de tout contrat en juin prochain, peut-il encore attendre 6 mois avant de se relancer ? Clairement non, en tout cas si il veut revenir dans les plans de Djamel Belmadi.

En effet, les qualifications à la prochaine Coupe du Monde débutent en juin, certains essais seront faits en mars, et le sélectionneur ne l’a déjà pas convoqué lors des deux derniers rassemblements. Et puis les places sont chères, Bounedjah est le titulaire au poste, Delort flambe et Darfalou commence à trouver ses marques en club. Mais alors, où Slimani va-t-il signer en janvier ? Dans cet article, nous allons passer en revue les différentes rumeurs parues ces dernières semaines à son sujet, et vous expliquer pourquoi il va très vraisemblablement atterrir au Qatar cet hiver.

La Ligue 1 ? Cela semble impossible, à moins d’un jeu de chaises musicales international

Premièrement, il faut préciser qu’un départ en janvier serait synonyme d’une indemnité de transfert versée à Leicester. En effet, les Foxes ne prêteront pas leur joueur à 6 mois de la fin de son contrat, pour le voir ensuite s’engager gratuitement avec le club pour lequel il aura été prêté. Recruté 30 millions d’euros à l’époque, Leicester n’en demanderait plus que 7 aujourd’hui. Mais les salaires versés en Premier League sont énormes, celui de Slimani ne déroge pas à la règle. 380 000 euros bruts mensuels selon des indiscrétions. Et cette première précision semble bloquer toute arrivée en Ligue 1. Soyons clairs, payer un transfert à 7 millions et verser 380 000 euros de salaire chaque mois, ne sont possibles que pour le PSG, l’OM, Monaco et l’OL. Le PSG est déjà bien fourni en attaque, l’OM est grandement préoccupé par ses finances et Monaco n’a pas levé son option d’achat l’an dernier. Reste l’OL, qui aurait pu recruter Slimani cet été, mais cela sous deux conditions. Selon L’Équipe, il fallait que le Barça vende Dembélé, pour dégager des moyens financiers, afin de recruter le Lyonnais Depay. Ce n’est qu’après ces deux transferts conclus, que Slimani aurait pu rejoindre Djamel Benlamri à Lyon ! Cela peut-il se faire cet hiver ? Il semble que non. Le Barça souhaite maintenant prolonger Dembélé et des élections auront lieu en janvier. Le prochain président élu pourrait propulser Xavi à la tête de l’équipe, et il n’est pas sûr que le profil de Depay plaise au catalan.

Le 16 novembre dernier, L’Équipe faisait état de simples renseignements pris par l’ASSE au sujet de l’attaquant Algérien. Mais le club a été très vite refroidi. C’est infaisable. La direction cherche par tous les moyens à dégraisser sa masse salariale, en se séparant de ses plus gros joueurs, comme Boudebouz ou Ruffier. Le portier stéphanois vient d’être littéralement licencié par son club, ultime solution trouvée pour ne plus à avoir à payer son salaire. Il culmine à 180 000 euros bruts mensuels, Boudebouz lui est à 190 000, on est donc bien loin des 380 000 de Slimani. Et même s’il acceptait de faire un effort, l’Algérien ira-t-il jusqu’à diviser son salaire par deux ? Dès le 26 novembre, la presse expliquait que le club s’était rabattu sur Nicolas De Préville, remplaçant à Bordeaux, et bien plus dans les moyens de l’ASSE. Et puis, Slimani aurait-il voulu venir vivre dans le Forez et jouer le maintien ? Pas sûr.

Plus globalement, quel club moyen de Ligue 1 se risquerait à un tel investissement, alors que les droits TV vont être largement amoindris à cause de l’affaire Mediapro ? Ne parlons même pas des recettes de billetterie, inexistantes à cause des huit clos engendrés par le COVID.

En Italie, un club de Serie B est intéressé mais…

Il y a quelques jours, une rumeur provenant d’un quotidien Italien faisait état d’un intérêt du leader de Serie B, Salernitana. Néanmoins, plusieurs éléments nous font penser que cela ne se fera pas. Premièrement, le quotidien précise que le transfert ne se ferait qu’en cas de montée en Serie B, donc encore faut-il que l’équipe soit promue. Surtout, le club souhaite attendre cette hypothétique montée pour engranger des moyens financiers supplémentaires et ensuite seulement, se positionner concrètement sur l’Algérien. Mais Super Slim ne peut attendre encore 6 mois sans jouer ! Et admettons que cela se fasse en juin prochain, l’attaquant Algérien devra tout de même accepter une importante baisse de salaire.

Un club de Premier League ? Aucun ne l’a contacté pour l’instant !

On pourrait espérer qu’une écurie de Premier League sorte Slimani de son impasse. Clairement, en Europe, seul un club Anglais pourrait lui verser son salaire actuel. Mais aujourd’hui, aucun club de Premier League ne l’a contacté. Et puis Slimani n’a pas convaincu les Anglais, ni à Leicester, ni à Newcastle. Enfin, il ne joue plus depuis mars et à 32 ans, les recruteurs lui préfèrent des jeunes « pépites » revendables deux fois plus chères d’ici quelques années.

Le Qatar ? Belmadi apprécie le championnat et les clubs peuvent s’offrir Slimani !

Au Qatar, Al-Duhail a approché Slimani pour le recruter dès le mercato hivernal. Selon nos informations, l’intérêt serait réciproque. Le club a les moyens de payer l’indemnité de transfert exigée par les Foxes et Slimani ne verrait pas son salaire diminuer de beaucoup, peut-être même sera-t-il augmenté. En effet, Yacine Brahimi culmine à 500 000 euros mensuels, Adlène Guedioura à 320 000 euros et Baghdad Bounedjah à 275 000 euros nets. Et tout ça, sans compter les primes. Aussi et surtout, le championnat Qatari a progressé. Et Belmadi préfère un joueur qui joue au Moyen-Orient, qu’un joueur qui ne joue pas en Europe. Yacine Brahimi, Youcef Belaili, Mehdi Tahrat, Adlène Guedioura et Baghdad Bounedjah évoluent dans ces championnats mais sont toujours appelés par le sélectionneur national qui s’est lui-même fait un nom au Qatar. Benlamri était devenu un pilier de l’équipe nationale lorsqu’il était titulaire en Arabie Saoudite mais aujourd’hui à l’OL, le sélectionneur s’inquiète de son faible temps de jeu. L’entraîneur d’Al-Duhail est Sabri Lamouchi. Celui-ci parle Français et du fait de sa nationalité, il a suivi les performances de Slimani en Ligue 1. Enfin, Belmadi habite au Qatar, une arrivée de Slimani dans le championnat lui permettrait donc d’avoir un joueur en plus près de lui, et de pouvoir le suivre très régulièrement.

Conclusion : et si Al Duhail et le Qatar, n’étaient en fait que la seule porte de sortie viable pour Islam Slimani ?

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