Depuis son choix de représenter l’équipe d’Algérie, suivi de sa première convocation avec les Verts, Amin Chiakha (19 ans) n’a jamais réellement réussi à s’imposer dans les plans de Vladimir Petkovic. Souvent appelé sans pour autant bénéficier de temps de jeu, l’attaquant a connu le même scénario en octobre dernier, avant d’être écarté en novembre puis de manquer la CAN 2025.
Prêté lors de la première partie de saison à Vejle, un club engagé dans la lutte pour le maintien au Danemark, Chiakha n’a pas eu l’occasion de se mettre en évidence. Ce passage peu concluant l’a poussé à changer de cap. Pour la seconde moitié de l’exercice, il a fait ses valises et rejoint Rosenborg la semaine dernière, toujours sous la forme d’un prêt, avec l’ambition claire de se relancer.
Son objectif est assumé : retrouver de la visibilité, du temps de jeu et, surtout, réintégrer la sélection nationale algérienne. Un choix cohérent sur le plan sportif, mais dont les contours comportent une part de risque.
Un timing délicat
Sur le papier, Rosenborg offre davantage d’exposition que Vejle. Chiakha y retrouvera notamment un entraîneur qu’il connaît bien, ancien coach des U19 du FC Copenhague. Toutefois, le contexte du championnat norvégien complique sa mission. L’Eliteserien ne débutera qu’au mois de mars, soit à peine deux semaines avant le stage de l’Algérie, prévu à la même période et considéré comme l’avant-dernier rassemblement avant la Coupe du Monde 2026.
Certes, Rosenborg disputera plusieurs matchs amicaux ainsi qu’une rencontre de coupe avant la reprise officielle. Mais l’absence de compétitions à enjeu réel pourrait jouer contre Chiakha. Dans un environnement où le sélectionneur privilégie le rythme, la régularité et la performance en matchs officiels, le jeune attaquant risque de manquer d’arguments solides au moment des choix décisifs.
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