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Présidence de la FAF: Charaf-Eddine Amara, un profil qui ne fait pas un tabac

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Peu de personnes semblent emballées à l’idée de le voir présider la Fédération algérienne de football. Malgré cela, Charaf-Eddine Amara, unique candidat à la succession de Kheireddine Zetchi à la tête de la Fédération algérienne de football (FAF), est confiant pour mener à bien sa mission. Inévitablement, il est prédestiné à être intronisé demain à l’issue de l’Assemblée générale élective qui se tiendra à l’hôtel Sheraton (Alger).

Avant de se retrouver à présider le CR Belouizdad depuis que 67% des actions du club a été rachetée par le groupe Madar Holding, Charaf-Eddine Amara dirigeait déjà ladite entreprise spécialisée dans la fabrication de tabac et allumettes. Il s’agit de l’ex SNTA fleuron de l’industrie publique algérienne rebaptisée en 2017. Deux ans et demi après s’être retrouvé dans le milieu du foot (en novembre 2018), le voilà prédestiné à prendre les commandes de la FAF.

Assuré d’avoir « la majorité importante »

Le chairman du Chabab, qui devrait laisser le poste une fois élu à la tête de l’instance fédérale, est, de facto, qualifié de novice dans le football circus algérien si atypique et caractérisé par des vieilles et anachroniques pratiques. Beaucoup ne voient donc pas comment quelqu’un qui n’est pas au fait des arcanes de la balle ronde Dz puisse trouver les solutions afin que les choses aillent mieux.

Pourtant, même s’il n’est pas sur les lieux depuis longtemps, Amara se décrit comme « candidat de l’AG » en plus d’être prétendant unique au trône de la FAF estimant, préalablement, que « si on n’a pas l’unanimité, on a au moins la majorité très importante ». Le successeur de Zetchi a -décidément- des garanties pour ce qui est de l’issue de ce scrutin joué d’avance.

L’inexpérience comme point faible

Si le choix des décideurs s’est porté sur ce gestionnaire originaire de Tebessa, il n’en demeure pas moins que ceux qui ont quelques notions de la réalité du terrain et du milieu néfaste du sport roi en Algérie savent pertinemment que l’inexpérience d’Amara ne va pas le servir. Et ce bien qu’il assure être « un passionné de football, comme pratiquement tous les Algériens » en rappelant qu’il « préside avec honneur, un très grand club de football en Algérie, je suis un fils de cette société et je viens dans le foot car je suis un observateur et un acteur du monde du football, je souhaite que les choses aillent mieux dans notre pays dans ce domaine, et je veux apporter ma contribution ».

Demain jeudi, son intronisation sera actée à l’issue de l’AG élective. Pour l’heureux élu, il s’agit d’ « une phase historique qui impose, plus que jamais, à notre grande famille du football de vivre dans la sérénité et la fraternité nécessaires à la volonté partagée d’engager  de nouvelles et inexorables réformes  consensuelles », comme noté dans une lettre adressée aux membres de l’AG de la FAF. Amara fait du « débat inclusif et la quête du consensus le plus large » les « marques permanentes » d’un mandat dont la devise est « réforme – modernisation – performance ». De bien jolis mots qui ne suffiront pas, à eux seuls, pour soigner les maux.

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