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Karim Belhocine : « J’aime observer le travail de Klopp, Zidane ou Guardiola »

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Dans une interview accordée au magazine SoFoot, le coach Franco-Algérien, Karim Belhocine, est revenu sur son travail lors de cette période de confinement, ses inspirations footballistiques et sa relation avec la nouvelle génération.



Après avoir occupé le poste d’entraîneur adjoint au sein du KV Kortrijk et du RSC Anderlecht, Karim Belhocine s’est lancé dans le grand bain durant l’été 2019 en devenant coach principal de l’équipe première au sein du Charleroi SC. Et pour une première saison, le Franco-Algérien a réalisé une sacrée performance puisque les Zèbres sont troisièmes du classement de Jupiler League à seulement une journée de la fin de la saison régulière. Le championnat risque toutefois de ne pas reprendre car malgré les menaces de l’UEFA, les instances belges devraient entériner la décision de ne pas reprendre l’édition 2019/2020.

Rester productif malgré le confinement

« J’aime observer le travail de Klopp, Zidane ou Guardiola pour voir ce que je peux piocher »

Dans cette période de confinement où toutes les équipes du vieux continent doivent travailler à distance, Karim Belhocine essaye tant bien que mal d’améliorer ce qui ne va pas dans le jeu de son équipe par le biais de multiples visionnages des matchs joués cette saison. L’ancien joueur de la Gantoise s’accroche à certains principes de jeu qui lui sont chers. « Je me constitue une vidéothèque dans laquelle je conserve certains principes de jeu. Je veux, par exemple, qu’à la perte du ballon, mes joueurs les plus proches exercent un pressing de 5 secondes, tandis que les autres se réorganisent. Donc je combine des séquences de matchs où nous avons réussi à le faire, où nous l’avons raté, avec des actions d’équipes comme Liverpool ».

Concernant ses inspirations footballistiques, Belhocine déclare s’imprégner des plus grands, prendre le meilleur de chaque entraîneur et l’inclure dans son travail quotidien. « J’aime observer le travail de Klopp, Zidane, ou Guardiola pour voir ce que je peux piocher chez chacun de ces grands entraîneurs. Voilà pour les beaux discours. J’essaie de m’y tenir, mais comme pas mal de monde, je m’ennuie aussi ».

Le style Belhocine

Alors qu’il avait une proposition de rester au sein du RSC Anderlecht en tant qu’adjoint de Vincent Kompany, le Franco-Algérien a préféré voler de ses propres ailes. « Kompany souhaitait me conserver comme adjoint, j’ai eu cette opportunité avec Charleroi et j’ai préféré franchir le pas ». Lorsqu’on lui demande quel style de jeu il affectionne, le joueur retraité depuis 2015 préfère mettre en avant ses joueurs. « Ce sont mes joueurs qui donnent le style de jeu de mon équipe. Cette saison, on a beaucoup marqué en transition, car on a les profils pour, mais à l’entraînement je travaille tout autant les attaques placées ».

Une philosophie qui s’avère payante puisque le Charleroi SC s’est hissé à la troisième place de Jupiler League enregistrant seulement cinq défaites en ayant la deuxième meilleure défense du championnat (23 buts encaissés derrière le leader Club Bruges KV, 14 buts). Côté management, le tout jeune coach se dit proche des joueurs de la « nouvelle génération », n’hésitant pas à leur donner des conseils, le fait d’avoir achever sa carrière en 2015 aidant beaucoup. « Oui, la nouvelle génération est différente de la nôtre, mais je pars du principe que c’est elle qui est sur le terrain aujourd’hui. On doit la conseiller, mais ce n’est pas à l’entraîneur d’essayer de les faire devenir comme on était il y a vingt ans ».

L’OL, un club particulier

« Même si c’est pour nettoyer les vestiaires, j’aimerais beaucoup y revenir comme salarié un jour »

Originaire du 8ème arrondissement de Lyon, Karim Belhocine a débuté le football à l’Étoile Sportive de la Trinité, un sport-études en contact étroit avec l’Olympique Lyonnais. Néanmoins, l’actuel coach de 42 ans n’évoluera jamais au sein du club septuple champion de France de Ligue 1, passant notamment à Saint-Priest et Vaulx-en-Velin. Le Franco-Algérien reste très attaché à sa région natale. « Je rentre à Lyon voir ma famille, j’ai d’ailleurs été reçu pendant trois jours par Bruno Génésio pour la validation de ma licence pro ».

Retraité à l’issue de la saison 2014-2015, l’ancien joueur de la Gantoise n’avait pas été de la victoire du club belge face à l’Olympique Lyonnais quelques mois plus tard lors de la phase de poules de la Champions League 2015-2016. Ce dernier espère, néanmoins, pouvoir un jour travailler au sein de son club de cœur : « L’OL, c’est un club très particulier pour moi. Même si c’est pour nettoyer les vestiaires, j’aimerais beaucoup y revenir comme salarié un jour ». Nous espérons le voir dans les vestiaires de l’OL pour donner ses consignes aux joueurs!




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