Vladimir Petkovic risque bien de faire de la résistance et rester aux commandes de l’équipe nationale si la Fédération algérienne de football (FAF) et lui ne trouvent pas de terrain d’entente pour une résiliation à l’amiable. Walid Sadi, président de la FAF, sait pertinemment que les Algériens ne veulent plus du Suisso-Bosnien sur le banc Dz. A partir de là, il faudra bien trouver une solution pour faire craquer le sélectionneur. La domiciliation peut être une carte à jouer.
L’éventualité que Petkovic soit là à la reprise en septembre existe. Pour l’instant, le sort du technicien n’a pas été scellé. Dans la forme, le technicien a rempli les objectifs fixés par son employeur. Ce qui rend son licenciement compliqué sur le plan contractuel. Sur le fond, son plan de jeu et le contenu n’ont jamais séduit.
Pas de stade de Tizi-Ouzou jusqu’à nouvelle ordre ?
En revanche, il y a la relation et les conditions de travail qui pourraient être déterminantes à l’avenir. A son retour, Petkovic ne trouvera pas deux de ses piliers du vestiaire à savoir Riyad Mahrez et Aïssa Mandi qui ont acté leur retraite internationale. Durant les deux premières années aux commandes techniques d’El-Khadra, l’entraîneur avait le binôme en repère pour cerner ce qui se passe au sein du groupe. Cependant, Mahrez n’était pas là lors des deux premiers stages et les 3 premiers matchs à domicile joués au stade Nelson Mandela de Baraki (Alger).
Les deux premiers étaient face à la Bolivie (3-2) et l’Afrique du Sud (3-3) lors des FIFA Series 2024. Le troisième était contre la Guinée en juin dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du Monde 2026.Au bout, il y avait le premier revers (1-2) et les sifflets de l’enceinte algéroise. Depuis, Petkovic ne s’est plus produit là-bas préférant fuir la pression de la capitale jouant à Annaba (1 match), Oran (2 matchs) et Constantine (1 match) avant de faire de la ville de Tizi-Ouzou (4 rencontres) et l’antre Hocine Aït-Ahmed son domicile principal. L’EN a retrouvé la tranquillité là-bas.
Nelson Mandela ou le “Tribunal” pour la fuera et la sentence ultime
Cependant, Petkovic n’est pas certain de revenir sur les lieux. La FAF ne compte plus trop le mettre dans les meilleures dispositions dans l’espoir qu’il comprenne que la cassure est définitive avec le public Dz. Dès lors, il n’y a pas meilleur que l’hostilité des supporters d’Alger pour faire passer le message. Christian Gourcuff avait compris cela au stade 5 juillet 1962 en octobre 2015.
Ainsi, le fameux “Tribunal”, en cours de rénovation et qui pourrait être opérationnel d’ici fin septembre, risque d’être le théâtre du duel Algérie – Zambie tout comme l’enceinte de Nelson Mandela que Petko a déjà fouie. Pour résumer : le natif de Sarajevo ne sera – dans tous les cas – pas en terrain conquis. Avec un vestiaire sur lequel il n’a, selon son rapport, plus la main, et une FAF qui ne veut plus trop poursuivre l’aventure avec lui, l’ancien coach des Girondins de Bordeaux ne devrait pas de “vivoter” longtemps au poste.
