Vladimir Petkovic est en sursis. Lui qui voulait, selon Walid Sadi (président de la Fédération algérienne de football), s’en aller après l’élimination de la Coupe du Monde 2026 avec l’Algérie face à la Suisse. Le sélectionneur, à cause des choix tactiques peu judicieux lors du seizième de finale, est responsable direct du résultat des Verts. Prolongé avant le Mondial 2026, il est contractuellement protégé car il a atteint l’objectif assigné à savoir passer au second tour de l’épreuve planétaire. Une fois l’émotion retombée, le coach s’est rendu compte qu’il pouvait faire valoir son “droit”. Si la FIFA en vient à solder le bail de Petkovic jusqu’au dernier sou, cela accentuera la culpabilité du patron de l’instance fédérale pour avoir rempilé avec lui. La cupidité de l’employé face à la culpabilité de l’employeur.
Sadi a peut être confondu anticipation et précipitation. Le ministre des Sports pensait certainement faire une bonne affaire en sécurisant l’avenir du driver de l’EN. Cette démarche s’expliquait par le fait que le Suisso-Bosnien avait rempli les objectifs du contrat initial signé en février 2024 et qui devait expirait après la CDM 2026.
Primes, revalorisation et indemnisation : Petkovic fait le plein
En plus des primes (90 000 euros de la CAN 2026 et 650 000 euros pour la qualif’ et le parcours au Mondial 2026), le successeur de Djamel Belmadi a eu droit à une revalorisation salariale à compter de juin. Officiellement, on parle d’une mensualité à 160 000 euros même si on croit savoir qu’il rémunéré à hauteur de 180 000 euros mensuels au minimum en vertu de son nouveau bail qui devrait s’étendre jusqu’en juillet 2028.
Avec les parcours des Fennecs depuis qu’il est en poste, la FAF a empoché un total de 13.8 millions de dollars (12 millions d’euros) en récompenses. Elles représentent les gratifications respectives de la CAF et la FIFA pour les parcours à la CAN 2025 (1.3 million de dollars) et la Coupe du Monde 2026 (12.5 millions de dollars). C’est un gros gâteau et Petkovic veut manifestement avoir un morceau. A priori, il ne réclame pas une petite portion.
Petkovic une réputation vénale et une part de 62 %
En effet, si la FAF se retrouve amenée à dédommager pleinement Petkovic, le passage aux commandes techniques de l’EN de l’ancien driver des Girondins de Bordeaux coûtera quelques 7.5 millions d’euros (3.65 millions en mensualités après sa première signature et 3.84 de la prolongation). Cela représenterait 62% du prize money de la sélection sur cette période.
Ce taux ne fait pas pencher la balance du côté de la FAF et Sadi. Le préjudice est énorme. Et il s’apparente à un sacré déficit en matière de gestion. On n’est pas loin du mauvaise investissement. Surtout que l’employé en question avait la réputation de ne pas être partisan du commun accord et de l’amiable. Un détail que même le citoyen lambda connaissait et qu’un responsable ne devrait pas négliger.


