Comme attendu, le collège technique national s’est réuni ce jeudi au Centre technique national de Sidi Moussa pour dresser le bilan de Vladimir Petkovic. Élargie aux directeurs sportifs des clubs ainsi qu’aux entraîneurs, cette réunion extraordinaire a donné lieu à des échanges nourris et parfois contradictoires. Si une orientation favorable au maintien du sélectionneur national semble se dégager en interne, les débats ont mis en évidence de profondes réserves.
Convoqué à la demande du bureau fédéral de la FAF, le conclave s’est ouvert par une intervention du directeur technique national. Ce dernier a défendu le maintien du technicien suisse, estimant que les objectifs fixés dans son contrat avaient été atteints. Une position qui ne constituait pas une surprise, la DTN ayant reçu, lors d’une réunion préparatoire organisée mardi au siège de la Fédération, des orientations allant dans ce sens.
Mais une fois les discussions lancées, le consensus espéré n’a jamais réellement existé. Plusieurs intervenants ont contesté la poursuite de l’aventure de Vladimir Petkovic, estimant qu’après deux ans et demi à la tête des Verts, aucun véritable projet de jeu ou de développement n’avait pris forme. Selon eux, la sélection nationale se retrouve aujourd’hui dans une situation proche de celle observée à son arrivée, avec la nécessité de repartir presque de zéro.
Cette position a notamment été défendue par plusieurs figures du football algérien, dont l’ancien directeur technique national Taoufik Kourichi et l’ancien international Rafik Saïfi, actuel sélectionneur des U23. Leur prise de parole a illustré la liberté de ton qui a marqué cette réunion, chacun exprimant son analyse sans véritable ligne imposée.
Malgré ces critiques, l’hypothèse d’un maintien de Vladimir Petkovic demeure la plus probable. Selon plusieurs informations, la FAF privilégierait cette option tout en procédant à une profonde réorganisation du staff technique afin de donner un nouvel élan à la sélection.
Les considérations financières pèsent inéluctablement dans la réflexion fédérale. La clause de résiliation du contrat du sélectionneur nécessitant un accord mutuel entre les deux parties, un départ anticipé engendrera un coût important que la FAF souhaite éviter.
Si la tendance semble donc favorable à la continuité, cette réunion n’a en rien débouché sur une adhésion unanime. Les échanges ont au contraire révélé une fracture entre les partisans de la stabilité et ceux qui estiment qu’un changement s’impose sur le plan sportif.
Le dernier mot reviendra désormais au bureau fédéral de la FAF, seul habilité à trancher officiellement sur l’avenir de Vladimir Petkovic. Une décision est attendue lors de sa prochaine réunion statutaire.


